Eudis s'ouvre la voie du succès
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Eudis s'ouvre la voie du succès

Le transfuge du Lausanne-Sport,
qui porte désormais les couleurs
du FC Zurich, a fait trembler
les filets samedi contre GC (0-1).

Sous la houlette de Lucien Favre, Eudi Silva de Souza, dit Eudis, âgé de 23 ans, a lié son destin pour trois ans avec le club zurichois, actuel leader de Super League.

– Vous marquez contre GC (superbe frappe de 25 m), et le FCZ occupe la tête du classement. Que demander de plus?

– C'est vrai qu'on vit quelque chose de magnifique. A titre personnel, j'ai parfois de la peine à réaliser ce qui m'arrive. Il y a quelques semaines, j'évoluai encore en Challenge League avec Lausanne. Tout a été très vite!

– Comment vous êtes-vous intégré au sein de votre nouvelle équipe?

– Au début, j'ai eu quelques difficultés, car je ne parle pas l'allemand. Mais je peux compter sur les Brésiliens, et ceux qui parlent français, pour m'aider. ça va mieux.

– Et avec votre entraîneur, Lucien Favre?

– Je lui suis très reconnaissant. Il m'a fait confiance dès mon arrivée, en me donnant du temps de jeu. A l'entraînement, il passe parfois plus de temps avec moi, ainsi qu'avec les autres jeunes de l'équipe.

– Avez-vous gardé des contacts avec vos anciens coéquipiers lausannois?

– Absolument, j'y tiens beaucoup. Notamment avec Balthasar et Mauro (également brésiliens). Ce week-end, après le match du LS à Lugano, j'ai appelé Pascal Zbinden (le gardien).

– Votre départ du LS coïncide avec de moins bons résultats...

– Je ne pense pas que mon départ soit la cause principale. Lausanne reste une bonne équipe, qui traverse une mauvaise passe.

– Enfin, quel joueur vous fait rêver?

– Sans hésiter, Ronaldo. Pour sa façon de jouer, mais aussi pour sa capacité à faire face aux blessures. Il ne s'est jamais découragé. Lorsque je jouais à Yverdon et que je me suis déchiré les ligaments croisés d'un genou, j'ai failli tout arrêter. L'exemple de Ronaldo m'a donné beaucoup de force.

Catherine Muller

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