Euro 2024Murat Yakin: «J’aime jouer aux échecs»
Le sélectionneur de l’équipe de Suisse est revenu sur son choix payant de titulariser Kwadwo Duah et Michel Aebischer lors du premier match de l’Euro 2024 contre la Hongrie (victoire 3-1).

Murat Yakin peut avoir le sourire. Ses choix étaient payants.
AFPSous pression après des qualifications à l’Euro-2024 décevantes, Murat Yakin, le sélectionneur de la Suisse vainqueure de la Hongrie (3-1) samedi à Cologne, s’est satisfait d’une «confiance mutuelle» qu’il construit avec ses joueurs depuis la préparation du tournoi.
«J’ai confiance en moi. J’ai une équipe solide, ce qui est fondamental. Nous avons besoin d’une confiance mutuelle, c’est donc une satisfaction d’obtenir un résultat comme celui-là» a-t-il estimé en conférence de presse après la rencontre.
«Nous nous sommes préparés pendant trois semaines et les joueurs ont un bon état d’esprit. J’ai un rôle à jouer pour créer ce climat, mais le plus important, ce sont les joueurs».

Murat Yakin a gagné la bataille tactique contre Marco Rossi, le sélectionneur de la Hongrie.
AFPEn titularisant Michel Aebischer et Kwadwo Duah, Yakin a surpris jusqu’à ses joueurs, comme son capitaine Granit Xhaka. Mais son choix s’est révélé payant puisque le milieu de Bologne a fait une passe décisive pour Duah, avant d’inscrire lui-même le deuxième but helvète.
«J’aime jouer aux échecs et comparer le football à ce jeu, et nous avons mis en place notre bonne tactique», a encore assuré le technicien un sourire en coin.
Yakin a surpris son homologue hongrois
Son homologue hongrois, l’Italien Marco Rossi l’a reconnu également en estimant n’avoir pas su répondre en première période au changement tactique proposé par Yakin.
«On pensait que la Suisse alignerait un 3-4-3 classique, mais c’était plutôt un 3-5-2 avec Aebischer qui bougeait beaucoup», a-t-il dit. «Je l’ai vu très vite, mais je n’ai pas réussi à faire passer le message aux joueurs sur le terrain en première période».
Et il ne s’est pas montré optimiste sur les capacités de son équipe à rebondir face à l’Allemagne dans quatre jours, un match désormais décisif pour les Hongrois dans le groupe A.
«Je défie n’importe qui de parier un forint hongrois sur nous. Pour l’instant, cela semble impossible», a-t-il déclaré. «L’Allemagne est une équipe différente du dernier Euro, elle l’a prouvé contre l’Ecosse. À mon avis, elle est le grand favori du Championnat d’Europe.»