Actualisé 22.07.2018 à 15:35

Syrie

Evacués de Deraa, les rebelles arrivent au nord

Après leur capitulation, les rebelles de Deraa commencent à arriver dans la zone contrôlée par les insurgés, au nord.

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La défense aérienne syrienne a fait face à des missiles israéliens dans le Sud et le Centre de la Syrie. (Jeudi 5 mars 2020)

La défense aérienne syrienne a fait face à des missiles israéliens dans le Sud et le Centre de la Syrie. (Jeudi 5 mars 2020)

AFP
Les frappes russes ont notamment touché le village de Qaminas, au sud de la ville d'Idleb. (Lundi 24 février 2020)

Les frappes russes ont notamment touché le village de Qaminas, au sud de la ville d'Idleb. (Lundi 24 février 2020)

AFP
Les forces du régime syrien ont pénétré dans la ville stratégique de Saraqeb mercredi, poursuivant leur offensive dans la province d'Idleb. (Mercredi 5 février 2020)

Les forces du régime syrien ont pénétré dans la ville stratégique de Saraqeb mercredi, poursuivant leur offensive dans la province d'Idleb. (Mercredi 5 février 2020)

AFP

Des centaines de rebelles et de civils évacués de la province de Qouneitra, dans le sud de la Syrie, sont arrivés samedi dans les territoires sous contrôle des insurgés dans le nord-ouest du pays, ont rapporté un correspondant de l'AFP et une ONG.

D'autres convois de bus transportant des combattants insurgés et des civils ont quitté samedi soir les provinces de Qouneitra et de Deraa en direction du nord, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Les rebelles de ces deux provinces méridionales, visés par des offensives meurtrières, ont été contraint d'accepter des accords de capitulation parrainés par Moscou, allié du régime de Bachar el-Assad, qui prévoient notamment l'évacuation vers d'autres territoires insurgés des combattants refusant de se rendre et de leurs familles.

Le groupe Etat islamique résiste encore

Dans le sud syrien, une poche contrôlée par le groupe djihadiste, l'Etat islamique (EI) résiste encore. Au moins six civils ont été tués samedi dans ce secteur par des raids aériens de Moscou, d'après l'OSDH. Samedi matin, un premier convoi de bus était arrivé dans les territoires insurgés du nord-ouest syrien après avoir quitté Qouneitra, province qui borde la partie du plateau du Golan annexée par Israël.

«Le premier convoi d'évacués, qui transporte quelque 2800 personnes, rebelles et civils, est arrivé au passage de Morek», passage entre territoires gouvernementaux et insurgés dans la province de Hama, avait annoncé l'OSDH. Un correspondant de l'AFP y a vu arriver une cinquantaine de bus, transportant des combattants et leurs familles.

Arme en bandoulière, des hommes ont partagé un repas frugal tandis que, non loin des bus, des femmes et des enfants attendaient aux côtés de petites valises, portant parfois des couvertures, a constaté le correspondant de l'AFP. Peu après, les passagers ont pris place dans d'autres bus affrétés par des ONG locales pour rejoindre des camps d'accueil temporaires dans la province d'Idleb (nord-ouest) ou d'Alep (nord), a-t-il précisé.

Voiture piégée

Samedi soir, un deuxième convoi a quitté la province de Qouneitra, selon l'Observatoire. L'agence officielle Sana a publié des images montrant des bus blancs quittant, selon elle, la localité d'Oum Batna, située dans la zone tampon bordant la partie du Golan annexée par Israël, sous les yeux d'hommes en uniformes militaires.

Par ailleurs, dans la province voisine de Deraa, où avaient commencé en 2011 les premières manifestations antirégime, 19 bus transportant des rebelles et des civils ont pris samedi soir la route du nord, selon l'OSDH. Outre ces évacuations, les accords imposés au sud syrien prévoient un cessez-le-feu, l'abandon par les rebelles de leur artillerie moyenne et lourde ainsi que le retour des institutions étatiques dans les anciens secteurs insurgés.

A la faveur d'une offensive lancée le 19 juin et des accords de capitulation qui l'ont suivie, le régime Assad a reconquis plus de 90% de la province de Deraa. Mais un pan de territoire, contrôlé par des djihadistes affiliés à l'EI, échappe toujours au régime dans cette province et reste la cible de bombardements. Les raids aériens russes qui ont tué samedi six civils dans cette zone de l'extrême sud du pays sont ainsi intervenus au lendemain de frappes qui avaient déjà coûté la vie à 26 civils.

Les combats au sol y ont par ailleurs fait samedi 13 morts parmi les forces du régime, dont huit tués par un attentat à la voiture piégée perpétré par les djihadistes , d'après l'OSDH. Le conflit en Syrie, qui a fait plus de 350'000 morts et des millions de déplacés et réfugiés depuis 2011, s'est complexifié au fil des ans avec l'implication de pays étrangers et de groupes djihadistes , sur un territoire de plus en plus morcelé. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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