Actualisé 10.05.2008 à 10:59

Eveline Widmer-Schlumpf sort de sa réserve

Eveline Widmer-Schlumpf critique le fait que l'UDC suisse laisse ses sections cantonales prendre position sur l'exclusion de la section grisonne sans même l'avoir entendue.

C'est contraire à une procédure correctement structurée.

En règle générale, on écoute d'abord la partie en cause, a déclaré la conseillère fédérale samedi dans une interview à la «Luzerner Zeitung». «La seule faute de l'UDC grisonne est que j'en sois membre», a ajouté Mme Widmer-Schlumpf.

Or à l'exception de la bernoise, toutes les sections qui ont pris position jusqu'à présent se sont rangées derrière la position de l'UDC suisse, dont le comité central décidera formellement la semaine prochaine d'ouvrir une procédure d'exclusion contre la section grisonne. Mais en fin de compte, celle-ci pourrait ne pas être exclue, estime la conseillère fédérale.

Peut-être que la direction du parti va finalement encore remettre en question cette solution, croit-elle. Pour l'heure, l'UDC suisse avait donné jusqu'au 30 avril à sa section grisonne pour que celle-ci exclut Mme Widmer-Schlumpf parce que cette dernière a accepté son élection au Conseil fédéral contre l'avis de son parti.

Le même sort à Schmid

Eveline Widmer-Schlumpf se montre en outre convaincue que la direction de l'UDC a aussi son collègue Samuel Schmid dans le collimateur. «Ce n'est qu'une question de temps jusqu'à ce qu'il soit à nouveau dans le champ de mire de l'UDC», a-t-elle précisé.

La ministre de la justice regrette par ailleurs le lien entre ce conflit autour d'elle et la campagne sur l'initiative sur les naturalisations de l'UDC. Cette façon de faire n'est pas suisse, selon elle.

Eveline Widmer-Schlumpf serait très heureuse de ne plus représenter le thème principal en Suisse. Elle trouve «pénible de voir cette dispute ainsi laissée mijotée de manière latente».

(ats)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!