24.10.2020 à 03:59

Politique bolivienneEvo Morales a quitté l’Argentine pour le Venezuela

L’ex-président bolivien, réfugié en Argentine depuis sa démission forcée, s’est envolé pour Caracas vendredi soir. Il a prévu de rentrer au pays bientôt.

Evo Morales à Buenos Aires le 22 octobre 2020.

Evo Morales à Buenos Aires le 22 octobre 2020.

AFP

L’ex-président bolivien Evo Morales a quitté vendredi l’Argentine pour le Venezuela à bord d’un avion du gouvernement vénézuélien, a annoncé l’agence de presse officielle argentine Telam, le jour où son héritier politique Luis Arce est devenu officiellement le nouveau président bolivien.

Evo Morales s’est réfugié en décembre 2019 à Buenos Aires après avoir démissionné de la présidence bolivienne à la suite d’une crise post-électorale. Il a quitté l’aéroport international Ezeiza de Buenos Aires vendredi à 17 h 15 heure locale (22 h 15 suisses) à destination de Caracas, a indiqué Telam.

L’ex-président bolivien (2006-2019) retournera dans la capitale argentine dimanche prochain, selon la presse locale. Il avait annoncé il y a quelques jours qu’il prévoyait de retourner en Bolivie à une date non encore fixée après le triomphe retentissant de son dauphin politique au premier tour de l’élection présidentielle de dimanche dernier.

Retour

«Mon retour en Bolivie n’est pas encore été programmé», avait-il déclaré mercredi. Le président argentin, Alberto Fernandez, avait exprimé plus tôt son «grand souhait d’accompagner Evo lors de son retour dans sa patrie».

Figure emblématique de la gauche sud-américaine, Evo Morales a dû quitter le pouvoir en novembre 2019 alors qu’il avait été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle d’octobre lors de laquelle il briguait un quatrième mandat. L’opposition refusait de reconnaître sa victoire en affirmant qu’elle avait été obtenue par la fraude.

Après une campagne de manifestations et des violences qui avaient fait plus de 30 morts et 800 blessés selon l’ONU, Evo Morales avait démissionné et quitté la Bolivie. Il s’est rendu d’abord au Mexique, puis en Argentine après la prise de fonctions du péroniste Alberto Fernandez le 10 décembre.

(AFP/NXP)

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