Actualisé 06.09.2019 à 21:27

Vaud

Ex-détenu soulagé: «Le pain sec, c'est fini»

En sortant de prison, un quadragénaire suisse s'est retrouvé deux mois sans le minimum vital. Selon les services sociaux, le dossier était en cours. L'homme vient de recevoir son dû.

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Michel* a enfin reçu un virement des services sociaux qu'il attendait depuis juin, à sa sortie de prison.

Michel* a enfin reçu un virement des services sociaux qu'il attendait depuis juin, à sa sortie de prison.

Cet été aura été particulièrement long pour Michel*. Quand il a fini de purger sa peine de prison, en juin, ce Suisse d'une quarantaine d'années a été logé par les services sociaux dans un hôtel en périphérie de Lausanne. Mais n'ayant reçu aucune autre prestation financière, cet homme tributaire du revenu d'insertion (RI) s'est retrouvé sans le minimum pour assurer ses besoins vitaux.

Éloigné du centre-ville de la capitale vaudoise et sans le sou, Michel s'est transformé en resquilleur dans le métro M2. «L'eau et le pain sec, c'est ça ma vie. Quand je suis tenaillé par la faim, je vais dans les magasins pour profiter des dégustations offertes. J'ai envie de me rendre à la Soupe populaire, mais en tant que Suisse né de parents confédérés, je trouve ça très rabaissant», avait expliqué l'ex-détenu.

Après deux mois sans le minimum vital, Michel a expliqué sa situation à «20 minutes». Contacté par nos soins, le Centre social régional avait répondu: «Le dossier est en cours.»

Mais le cas a connu un coup d'accélérateur en début de semaine. Michel a reçu, en plusieurs versements, un montant d'environ 3'900 francs avec effet rétroactif. «Le pain sec, c'est fini. Mais je continuerai quand même à me faire le salon des dégustations», a souri le Lausannois.

*Prénom d'emprunt

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