Actualisé 01.12.2010 à 13:44

Détournement de fonds

Ex-employée de l'UBS condamnée

Une ex-employée de l'UBS a été condamnée à deux ans et demi de réclusion, dont deux ans avec sursis, par le Tribunal correctionnel de Neuchâtel.

Reconnue coupable par le Tribunal correctionnel de Neuchâtel d'abus de confiance pour avoir détourné 735'000 francs, une ex-employée de l'UBS remboursera la banque à raison de 500 francs par mois.

Dans son verdict, le tribunal a retenu également la prévention de faux dans les titres. A la charge de l'accusée, il a mentionné l'importance des sommes détournées et la durée des prélèvements délictueux, effectués depuis 2002 jusqu'en janvier 2010 dans la caisse de la succursale d'UBS au Landeron (NE).

Le tribunal a relevé à la décharge de la prévenue les aveux et les regrets spontanés de celle-ci, ainsi que sa collaboration à l'enquête. Agée de 39 ans, sans antécédent judiciaire, l'accusée a conclu aussi une convention avec l'UBS, dans laquelle elle s'engage à rembourser la banque à hauteur de 500 francs par mois.

Le délai d'épreuve pour la part de deux ans de réclusion assortie du sursis a été fixé à cinq ans. Selon le tribunal, cette décision constitue une garantie de respect de la convention passée avec l'UBS. Les 148 jours de détention préventive effectués par l'accusée devraient éviter à celle-ci de retourner en prison.

Employée de longue date

Au moment de la découverte des malversations, la collaboratrice indélicate était employée de la banque lésée depuis 19 ans. Lors de l'audience de jugement, mercredi matin, elle a expliqué ses actes par un manque de confiance en soi qui l'incitait à faire plaisir à son entourage, lequel a fortement bénéficié de ses largesses.

Dans son réquisitoire, le Ministère public avait exigé une peine de trois ans réclusion, dont douze mois ferme. Le procureur n'a pas exclu la mise en sûreté de la part de la prévenue d'une bonne partie des fonds détournés.

Soupçon non retenu

A ce sujet, le tribunal a reconnu que la destination de la moitié environ des sommes dérobées n'a pas pu être établie. Mais l'accusée n'a pas cédé à la tentation de fuite dans le pays de l'UE dont elle est originaire, a relevé le tribunal. Elle aurait sans doute choisi cette solution si elle avait détenu une importante somme d'argent.

«Il n'y a pas de magot» dissimulé quelque part, a plaidé l'avocat de la prévenue. Tout en s'appliquant à démontrer cette impossibilité, il a demandé au tribunal une peine de deux ans de réclusion avec sursis pour sa cliente. De son côté, le mandataire de l'UBS a appuyé le réquisitoire du Ministère public.

122 ans

Lors des plaidoiries, la défense a relevé que l'accusée en avait pour 122 ans à rembourser la banque lésée à raison de 500 francs par mois. Et encore, le calcul ne tient pas compte des intérêts. L'avocat en a conclu qu'il n'était pas nécessaire d'aggraver une situation dont sa cliente pourra nourrir le regret toute sa vie. (ats)

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