Géorgie: Ex-ministre de la Défense inculpé de tortures
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GéorgieEx-ministre de la Défense inculpé de tortures

Batcho Akhalaïa, ministre géorgien de la Défense, aurait maltraité des soldats en 2010.

Batcho Akhalaïa a été ministre de la Défense, en Géorgie.

Batcho Akhalaïa a été ministre de la Défense, en Géorgie.

Un ex-ministre géorgien de la Défense a été inculpé de tortures, a indiqué mardi le Parquet. Cette nouvelle affaire est dénoncée par cet allié du président Mikheïl Saakachvili comme une accusation «politique» après la victoire de l'opposition aux législatives en Géorgie.

Batcho Akhalaïa, ministre de la Défense entre 2008 et 2012, est accusé de traitements inhumains sur des soldats en 2010, a indiqué le procureur Archil Kbilachvili. Ceux-ci avaient subi des violences, puis avaient été privés de nourriture pendant 36 heures, selon la même source.

M. Akhalaïa se trouve actuellement en détention après avoir été inculpé dans plusieurs autres dossiers, dont une affaire d'abus de pouvoir à l'encontre de militaires remontant à 2011.

L'ancien ministre a rejeté toutes ces accusations. «Ce qui m'arrive est clairement un processus politique qui n'a rien à voir avec la justice», a-t-il dit depuis sa prison lundi à l'agence de presse géorgienne InterPressNews.

Ces poursuites interviennent peu après la formation d'un nouveau gouvernement dirigé par le milliardaire Bidzina Ivanichvili, dont la coalition d'opposition a remporté les élections législatives du 1er octobre dans cette ancienne république soviétique du Caucase.

Rasmussen «extrêmement inquiet»

Cette victoire a mis fin à la domination du parti du président Saakachvili, le Mouvement national unifié, alors au pouvoir depuis neuf ans dans le pays.

Après avoir occupé les fonctions de ministre de la Défense, M. Akhalaïa avait été nommé ministre de l'Intérieur en juillet 2012, mais il a démissionné de ce poste après la révélation en septembre d'un scandale de tortures de détenus.

M. Akhalaïa, qui dirigeait le département d'application des peines entre 2005 et 2008, a toujours nié les accusations de violations des droits de l'homme dans les prisons géorgiennes.

Le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, s'est dit lundi «extrêmement inquiet de la tournure que prennent les événements depuis (les élections), notamment ceux liés aux récentes arrestations d'opposants politiques en Géorgie».

(ats/afp)

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