HEP Lausanne: Exa à refaire: le texte était connu de certains élèves

Actualisé

HEP LausanneExa à refaire: le texte était connu de certains élèves

La HEP de Lausanne a utilisé lors d'un examen un document élaboré par une camarade de classe des étudiants testés. Certains le connaissaient. L'épreuve devra être refaite.

par
rmf
Keystone

Quelques semaines après le couac aux examens de l'EPCL, la HEP va aussi devoir autoriser ses étudiants à repasser une épreuve, car certains d'entre eux étaient déjà familiers du sujet, révèle «24 heures».

En effet, pour 44 étudiants de bachelor à la Haute école pédagogique de Lausanne, l'examen consistait à analyser un exemple de test d'allemand distribué à des écoliers. Or, le test choisi avait été écrit par une camarade, et avait circulé durant les mois précédant l'examen, utilisé par les étudiants pour se préparer.

«Ils ont utilisé mon test à mon insu»

Sur la classe ayant pris part à cette épreuve de rattrapage, six personnes ont échoué. Celles ayant eu connaissance du test à l'avance ont été surprises, et les autres ont pu se sentir discriminées, explique le quotidien vaudois. L'auteure du test, qui a souhaité rester anonyme, a également été étonnée de découvrir que son travail avait été utilisé de cette façon.

«Il s'agit d'un examen de rattrapage en fin de formation, des carrières d'enseignants se jouent là, rappelle-t-elle au «24 heures». On insiste tout au long de notre cursus sur l'importance des sources, et là, les professeurs ont utilisé mon test à mon insu, peut-être même sans savoir qui l'avait créé.»

L'examen pourra être repassé

Après que la jeune femme a contacté les responsables du module, puis le Conseil de direction, les étudiants ont reçu un e-mail faisant mention de «certaines irrégularités». Ceux qui ont raté l'examen vont pouvoir le repasser à la fin de l'été, tout comme ceux qui l'ont réussi mais qui espèrent une meilleure note. La meilleure des deux sera alors retenue.

Interrogé par le journal, le recteur de la HEP Guillaume Vanhulst explique que l'utilisation de matériel «réel» est courante dans son institution, afin de «rester en contact avec la réalité de l'activité quotidienne des classes». Toutefois, un embargo de trois ans est habituellement de mise. Pour le recteur, cet incident met en évidence une «difficulté de communication» qui devra être corrigée.

Ton opinion