Lausanne: Excédé de voir sa vitrine brisée par des clubbers

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LausanneExcédé de voir sa vitrine brisée par des clubbers

Un commerçant est voisin de quatre discothèques. Sa boutique est dégradée régulièrement malgré la présence d'une caméra.

par
Frédéric Nejad

«J'en ai ras le bol. A force de me faire briser les vitres de mon magasin, je vais pouvoir figurer au Guinness Book.» Kamran Dehbahni garde son humour, mais il confesse être traumatisé.

Locataire depuis vingt-cinq ans d'un local à la rue Saint-Martin 9, où il vend des tapis persans, il subit régulièrement depuis cinq ans environ les débordements nocturnes de clients des discothèques latinos voisines. Son assurance de l'époque a rompu son contrat. Il a dû en trouver une autre, qui lui impose une franchise élevée.

Le 17 décembre dernier, la police l'a appelé en pleine nuit après être intervenue pour une bagarre: des individus avaient brisé sa grande vitrine. Et dimanche passé sa devanture vitrée a volé en éclats. «Nous avons déjà convoqué à des séances les tenanciers des discothèques incriminées avec la police du commerce et l'Observatoire de la sécurité, dévoile le porte-parole de la police lausannoise, Jean-Philippe Pittet. Les clubs devraient gérer une zone de «conciliation» devant leur entrée et le trottoir.»

Quant à la caméra installée face au magasin et au couloir de l'immeuble, enregistre-t-elle vraiment ce qui s'y produit? La régie envisage-t-elle des mesures pour calmer la situation due au comportement de clients de certains de ses locataires? Malgré nos tentatives, l'agence Bernard Nicod n'a pas répondu à nos questions.

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