Genève: Excédés, les contractuels font la grève des amendes
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GenèveExcédés, les contractuels font la grève des amendes

Insultés, agressés, les agents du stationnement débraient depuis mardi pour que la pénibilité de leur métier soit mieux prise en compte.

par
Julien Culet
Mardi soir, les agents ont annoncé poursuivre le mouvement.

Mardi soir, les agents ont annoncé poursuivre le mouvement.

Les automobilistes genevois mal garés ont bien peu de risque de recevoir une prune. Les agents du service du stationnement sont en effet en grève depuis mardi matin et ce pour une durée indéterminée. Dénonçant des conditions de travail difficiles, ils réclament une refonte des statuts de leur métier. Selon le syndicat SIT, qui s'estime mal écouté par la Fondation des Parkings, 70% des contractuels (sur un effectif d'environ 75 salariés) ont débrayé. Le manque à gagner serait d'environ 30 000 fr. par jour.

Ce sont des agents à bout qui se sont réunis mardi devant les bureaux où étaient dévoilés de nouveaux moyens de régler son stationnement (encadré). Sur les pancartes: «Derrière notre machine on est humain! Respectez nous!» Un message adressé à la direction, accusée de ne pas soutenir ses troupes, et aux contrevenants frustrés qui s'en prennent aux agents. «Nous sommes quotidiennement insultés et agressés», témoigne une agente. Une autre a reçu un projectile lancé depuis un balcon. «J'ai failli perdre un œil. J'ai arrêté deux mois. J'ai ensuite longtemps patrouillé la peur au ventre.» Des incidents qui font réclamer au syndicat une prime de risque ou une hausse de salaire. Les agents sont en moyenne payés 4800 fr. net par mois.

«Quand on s'engage, on sait quelle va être sa fonction. Il peut y avoir un comportement irrespectueux de la part des automobilistes mais cela fait partie du métier», juge Antoine de Raemy, président de la Fondation. Il ne comprend pas le manque de dialogue reproché. «Nous avons déjà dit que nous étions prêts à discuter avec le SIT. Un quart des employés en sont affiliés, ils seront représentés en conséquence.»

Paiement facilité

Les automobilistes genevois n'ont désormais plus besoin de farfouiller dans leur porte-monnaie pour payer leur place de parc. Comme annoncé, il est d'ores et déjà possible d'utiliser son smartphone à cet effet, via une application. Et de nouveaux horodateurs «intelligents» seront installés progressivement dès la fin du mois. Ainsi, si la personne paie plus de temps que nécessaire, le solde est gardé en mémoire. Il pourra être réutilisé par la même voiture dans la zone urbaine concernée. Les machines, qui coûtent chacune 9300 fr., acceptent également les cartes bancaires.

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