Exception verte dans un paysage stable
Actualisé

Exception verte dans un paysage stable

Depuis les élections de 2003, l'UDC s'est maintenue en tête de la plupart des sondages.

Les Verts ont fait la plus forte progression, surtout aux dépens du PS. Le PRD et le PDC se sont rejoints à un niveau relativement bas.

La polarisation qui a marqué les élections 2003 a persisté dans les premiers sondages réalisés ensuite par les instituts gfs.bern, Isopublic et Demoscope. L'UDC, qui avait obtenu 26,7% des voix aux élections, s'est maintenue entre 26 et 27% en 2005/06, selon gfs. Elle a notamment profité de son opposition aux naturalisations facilitées et aux accords avec l'Union européenne.

Pour sa part, le PS a connu une période faste après les élections 2003 (23,3%). En 2004, les socialistes ont notamment combattu avec succès la réforme du droit du bail, la 11e révision de l'AVS et le paquet fiscal. Ainsi, selon Isopublic, le PS a même dépassé l'UDC avec 27,3% de sympathisants en août 2004.

Pendant ce temps, le PRD et le PDC ont continué à perdre du terrain. Selon Isopublic, les radicaux (17,3% aux élections 2003) ont plongé à 14% et les démocrates-chrétiens (14,4% aux élections) à 12% en été 2004.

Tournant en 2006

La polarisation gauche-droite a commencé à s'estomper en 2006. Le réchauffement climatique a remis les thèmes écologiques au premier plan, principalement au bénéfice des Verts (7,4% aux élections 2003). Ceux-ci ont grimpé jusqu'à plus de 10% d'intentions de vote dès le printemps 2007. La tendance a aussi profité aux Verts libéraux.

La écologistes ont mordu principalement sur l'électorat socialiste. Les thèmes sociaux du PS ont aussi perdu de leur actualité avec le retour d'une bonne conjoncture économique. En conséquence, le PS est retombé de 24 à 22% des intentions de vote au cours des 12 derniers mois.

Coude à coude PRD-PDC

Pour sa part, le PDC s'est donné une image plus jeune et urbaine grâce à la présidence de Doris Leuthard, à son élection au Conseil fédéral et à son remplacement par Christophe Darbellay. Le parti s'est ainsi stabilisé aux environs de 14-15% des voix dans les sondages. En 2007, il a rejoint et parfois dépassé le PRD, lui-même en baisse assez régulière.

Peu présente sur les thèmes écologiques, l'UDC a perdu du terrain dans les premiers mois de 2007. Par la suite, elle a centré sa campagne sur Christoph Blocher et sa réélection au Conseil fédéral, ce qui lui a valu de remonter de 25 à environ 27% des suffrages, selon gfs.bern.

Dans l'ensemble, les sondages reflètent un paysage politique assez stable, sauf pour les Verts. Pour les autres partis, les déplacements de voix n'ont guère excédé 2% durant les quatre ans écoulés. L'institut gfs.bern indique une marge d'erreur de +/- 2,2% dans ses sondages.

(ats)

Ton opinion