Canton du Valais : Excuses officielles pour des abus commis dans une école à Brigue
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Canton du Valais Excuses officielles pour des abus commis dans une école à Brigue

Christophe Darbellay a reconnu les fautes du gouvernement valaisan auprès des victimes d’une religieuse et institutrice en poste durant les années 1970 et 1980, et qualifiée de tortionnaire par les élèves.

 «En présentant des excuses, le Département souhaite les aider à faire face à leur passé», a déclaré Christophe Darbellay.

«En présentant des excuses, le Département souhaite les aider à faire face à leur passé», a déclaré Christophe Darbellay.

KEYSTONE

Le conseiller d’Etat valaisan Christophe Darbellay s’est excusé au nom du Département de l’éducation pour les mauvais traitements infligés à des écolières par une religieuse dans une école du couvent Sainte-Ursule à Brigue. L’établissement a fermé ses portes à la fin des années 1980.

Soeurs du couvent

Le Walliser Bote a rendu publiques ces accusations, jusqu’alors inconnues, dans un article publié le 10 août. Selon ce texte, les abus remontent aux années 1970 et 1980 et se sont produits dans cette école primaire dirigée par les sœurs du couvent.

Il n’y a pas eu d’enquête sur l’affaire et aucune compensation n’est en cours de discussion, indique jeudi à Keystone-ATS le conseiller d’Etat valaisan Christophe Darbellay, chef du Département de l’éducation, en réponse à la question de savoir si l’affaire a été classée avec ces excuses. L’école pour filles a fermé ses portes à la fin des années 1980. Les archives ne comprennent aucun dossier documentant des abus.

Mais après publication de l’affaire et les excuses formulées par le couvent en août pour les actes de l’enseignante, M. Darbellay a pris les choses en main et contacté les victimes, a-t-il indiqué jeudi à Keystone-ATS, confirmant une information publiée dans le Walliser Bote.

Os du nez cassé

Une réunion avec un groupe de victimes a eu lieu fin août. Christophe Darbellay a fait savoir que «l’Etat n’était pas intervenu à ce moment-là et n’avait pas pris les mesures nécessaires pour mettre fin aux incidents. Nous nous excusons auprès de toutes les victimes pour nos omissions». Certaines victimes souffrent encore aujourd’hui. «En présentant des excuses, le Département souhaite les aider à faire face à leur passé».

L’institutrice mise en cause par les victimes, une femme religieuse, a été qualifiée de tortionnaire par les élèves concernés. Elle aurait dépassé les limites du tolérable quasi quotidiennement. La religieuse aurait distribué des gifles, tiré les cheveux des enfants si fort qu’elle les aurait arrachés. L’une des victimes aurait même eu l’os du nez cassé. Les écolières âgées de dix à douze ans auraient également subi des violences psychologiques.

Contactée, Nicole Glenz, supérieure du couvent de Sainte-Ursule, n’a pas souhaité commenter cette affaire.

(ATS/NXP)

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