Fribourg: Exigences linguistiques de l'armée floues: il échoue
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FribourgExigences linguistiques de l'armée floues: il échoue

Un candidat à une mission à l'étranger a été recalé, son allemand
étant jugé faible. Il fustige un processus peu clair.

par
Lauren von Beust
Keystone/Monika Flueckiger

La Swisscoy est le plus grand engagement de promotion de la paix mené par l'armée suisse. Au Kosovo, elle occupe 165 militaires. À 22 ans, Damien, présente sa candidature. Gradé, ce Romand est convoqué en novembre par Swissint, le centre de compétences de l'armée, pour un recrutement à Payerne (VD). Parmi les épreuves, le Fribourgeois passe un test d'allemand, nécessaire à la formation. Le lendemain, il reçoit une réponse négative: son niveau n'est pas suffisant. «Swissint n'a jamais parlé d'un minimum pour poursuivre les sélections», s'agace le candidat. D'autant plus amer qu'il a effectué une partie de son école de recrue en Suisse allemande. Sur le site de la Swisscoy, seules des «connaissances de l'allemand» sont demandées, mais aucun degré précis n'est requis.

«Si j'avais su, j'aurais pris des cours»

«Avec ce test, nous attendons des participants qu'ils aient au moins le niveau B1», note Sandra Stewart-Brutschin, assistante en communication à Swissint. Ce qui équivaut à comprendre les points essentiels d'un sujet familier. «Mais il s'agit plutôt d'une ligne directrice, précise Daniel Seckler, chef de la communication. Certains ont les compétences linguistiques, mais n'ont jamais passé de test pour connaître leur niveau. Nous ne voulons donc décourager personne à postuler.»

Cette bonne intention a coûté un temps précieux à Damien, qui nourrit quelques regrets: «Si j'avais su, j'aurais pris des cours d'allemand avant les tests.»

*Prénom d'emprunt.

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