Actualisé 20.02.2016 à 17:53

CorseExplosifs découverts en marge d'une manifestation

La police corse a découvert des engins explosifs de «forte intensité» près de la préfecture de Bastia, moins d'une heure avant le départ du cortège de manifestants.

photo: AFP/ARCHIVES-PHOTO D'ILLUSTRATION

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dans le calme à Bastia samedi, après une semaine de violences sur l'île.

Néanmoins des engins explosifs de «forte intensité» ont été découverts près de la préfecture de Bastia, moins d'une heure avant le départ du cortège.

Cela «révèle la volonté de confrontation et d'agression de la part de certains», a annoncé la préfecture de Haute-Corse dans un communiqué. Les engins étaient constitués par des boules de pétanque évidées et remplies d'explosif, et par des explosifs de chantier, a précisé une source proche de l'enquête.

La manifestation était organisée à l'appel du principal groupe de supporters du club de football local. Le climat reste tendu en Corse, une semaine après les violences en marge du match de Ligue 1 Reims-Bastia du 13 février, qui ont motivé l'ouverture d'une information judiciaire.

Supporter blessé

Plusieurs interpellations ont eu lieu et huit supporters de Bastia doivent être jugés pour leur participation présumée à des violences contre les policiers. Un supporter de 22 ans, Maxime Beux, assure de son côté avoir été grièvement blessé à l'oeil par un tir de flash-ball des forces de l'ordre. Pour le parquet de Reims, il se serait blessé en tombant alors qu'il était poursuivi par la police.

Le président de l'exécutif de la Collectivité territoriale de Corse, Gilles Simeoni, avait mis en garde vendredi contre «des risques avérés de dérapages et d'affrontements». De retour en Corse, le jeune supporter a lui aussi appelé au calme.

Les manifestants sont partis du palais de justice de Bastia derrière la banderole «Justice pour Maxime», mais ne sont pas allés comme prévu jusqu'à la préfecture de Haute-Corse pour éviter tout incident. Des centaines de CRS et de gendarmes ont été déployés sur le parcours de la manifestation.

Trois soirées d'émeutes

Les manifestants réclament la clarté dans l'enquête sur les blessures infligées à Maxime Beux, la levée des poursuites visant les supporters qui doivent comparaître le 22 mars à Reims et la démission du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et du procureur de Reims Patrice Bélargent.

Les interpellations de Reims ont entraîné trois soirées d'émeutes, dimanche à Bastia, puis lundi et mardi à Corte. L'université Pascal-Paoli a été bloquée trois jours, avant d'être rouverte jeudi.

Les supporters interpellés ont porté plainte contre X pour violences aggravées, précise-t-elle sur Facebook. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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