Explosion d'un dépôt d'armes: une centaine de morts
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Explosion d'un dépôt d'armes: une centaine de morts

Au moins 96 personnes, dont de nombreux enfants, ont été tuées et 400 blessées dans l'explosion du plus grand dépôt d'armes du Mozambique, situé près de l'aéroport international de Maputo.

Les températures caniculaires seraient en cause.

Des explosions en série de bombes, mines et munitions datant de la guerre civile (1975-1992), ont été entendues dans tout Maputo jeudi vers 18h00 et n'ont cessé que vers 21h30. Elles ont touché plusieurs bidonvilles proches de l'aéroport.

Maisons pulvérisées

De nombreuses masures ont été pulvérisées, brûlées, des toits arrachés, selon journaliste qui s'est rendu sur place. Le trafic a été interrompu pendant plusieurs heures vendredi matin à l'aéroport afin de dégager les pistes des débris tombés sur le tarmac.

Selon le gouvernement, les fortes chaleurs actuelles pourraient être à l'origine de cette explosion. «Nous avons enregistré des températures élevées de 37 ou 38 degrés au cours des derniers mois et (ceci) pourrait avoir provoqué les explosions,» a déclaré Joaquim Mataruca, porte-parole du ministère de la Défense. Les enquêtes se poursuivent.

Il a précisé que le ministère de la Défense mettait actuellement en oeuvre un programme de destruction de armes et munitions obsolètes. «Récemment, nous avons détruit plus de 100 tonnes d'armes et nous continuerons à le faire», a-t-il déclaré.

Le plus grand dépôt

«C'est la plus grande armurerie du pays. Elle contient des milliers de tonnes d'armes et de munitions», a indiqué aux télévisions Miguel Barreiro, responsable des Nations unies en charge du programme de désarmement du pays.

Annulant une visite prévue en Afrique du Sud, le président Armando Guebuza s'est rendu vendredi matin sur les lieux de la catastrophe. La veille, il avait appelé la population au calme. «Nos forces armées apportent leur aide pour gérer la situation. Nous appelons nos citoyens à rester calmes jusqu'au retour à la normale».

Le gouvernement a décrété un deuil national de trois jours.

Un médecin de l'hôpital central de la capitale a confirmé que la plupart des victimes avaient eu des membres arrachés plutôt que des brûlures. «Les gens continuent à être évacués. La difficulté est de localiser les victimes», a déclaré Unice Mucaphe, directeur des programmes de la Croix-Rouge. «De nombreux enfants sont morts», a-t- elle ajouté.

(ats)

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