Turquie: Explosion dans l'un des aéroports d'Istanbul
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TurquieExplosion dans l'un des aéroports d'Istanbul

Alors que la Turquie est en état d'alerte élevée, une explosion dans le 2e aéroport d'Istanbul fait un mort et un blessé. La cause de la déflagration reste inconnue.

De nombreux pompiers et des policiers, appuyés par un hélicoptère, ont rapidement été dépêchés sur place.

Une explosion survenue à l'aéroport Sabiha Gokcen d'Istanbul a fait un mort et a endommagé cinq avions dans la nuit de mardi à mercredi, ont rapporté les médias turcs. Les enquêteurs cherchent à déterminer si une bombe en est à l'origine.

Sabiha Gokcen, le deuxième aéroport d'Istanbul, est situé sur la rive asiatique du détroit du Bosphore. Selon son site internet, Sabiha Gokcen a connu un trafic de 26 millions de passagers au cours des 11 premiers mois de l'année, soit moins de la moitié du trafic enregistré à l'aéroport principal, Atatürk, sur la rive européenne.

Le propriétaire de l'aéroport Sabiha Gokcen, Malaysia Airports, a parlé de plusieurs explosions «sur la zone du tarmac», et a ajouté que le trafic aérien avait repris normalement à 02h00 GMT (03h00 heure suisse).

Aucun passager ne se trouvait dans la zone au moment de l'explosion, qui selon l'agence de presse turque Dogan a causé des dégâts à au moins cinq appareils, éloignés les uns des autres de plusieurs centaines de mètres. Une photo diffusée sur le site internet de Dogan montre un hublot d'avion brisé.

Des policiers armés et équipés de gilets pare-balles ont imposé des contrôles stricts aux entrées de l'aéroport après l'explosion, fouillant les véhicules tandis qu'un hélicoptère de la police survolait les lieux, rapporte une autre agence de presse turque, Anatolie.

Lutte contre le terrorisme

Les autorités turques, engagées dans une «lutte globale contre le terrorisme», sont en état d'alerte élevée depuis le double attentat suicide d'Ankara qui a causé la mort de 103 personnes le 10 octobre lors d'un rassemblement pacifique. Cette attaque a été attribuée aux djihadistes de l'organisation Etat islamique (EI), de même que deux autres attentats meurtriers survenus auparavant dans le sud-est à majorité kurde de la Turquie.

Longtemps accusées de complaisance à l'égard des groupes islamistes radicaux, les autorités turques ont multiplié ces derniers mois les interpellations dans les milieux djihadistes . Ankara a établi une liste de plus de 33.000 djihadistes potentiels originaires de 123 pays et multiplié les expulsions, près de 2.800, selon les chiffres communiqués par les autorités. En parallèle, Ankara a lancé la semaine dernière une vaste offensive dans le sud-est de la Turquie contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Après plus de deux ans de cessez-le-feu, des combats meurtriers ont repris l'été dernier entre Ankara et le PKK, faisant voler en éclats les pourparlers de paix engagés en 2012 pour mettre un terme à un conflit qui a fait plus de 40.000 morts depuis 1984.

Un groupe d'extrême gauche, le Parti/Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C), a également mené plusieurs attaques à Istanbul au cours des derniers mois. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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