Explosion de 5 bombes dans le nord de l'Espagne
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Explosion de 5 bombes dans le nord de l'Espagne

Cinq bombes ont explosé dimanche au Pays basque espagnol et en Cantabrie voisine dans le nord de l'Espagne, faisant des dégâts matériels mais pas de victimes selon les autorités locales.

Quatre des attentats ont eu lieu après un appel d'un correspondant anonyme affirmant s'exprimer au nom de l'organisation séparatiste basque ETA.

La première bombe a explosé sans avertissement vers 5h du matin (3h gmt) devant une banque à Getxo, endommageant un distributeur automatique de billets et des vitres. Getxo, localité du Pays basque espagnol située près de Bilbao, est régulièrement visée par ETA.

Cinq heures plus tard, un correspondant anonyme a annoncé aux pompiers que quatre bombes allaient exploser à Laredo et Noja, deux stations balnéaires de Cantabrie. Un premier engin a sauté près de la plage de Laredo vers 12h20 (10h20 GMT). A Noja, deux bombes ont explosé sur la plage, la première vers 13h (11h gmt), la deuxième environ une heure plus tard. Vers 15h (13h gmt), un autre engin a détoné sur un parcours de golf voisin. Les plages étaient très peu fréquentées en raison du mauvais temps.

L'ETA est «un anachronisme insensé, absurde dans l'Europe du XXIe siècle», a commenté Mikel Cabieces, représentant du gouvernement au Pays basque espagnol. «Les terroristes sont contre notre économie, notre développement, notre bien-être», a-t-il ajouté.

Le chef du gouvernement espagnol, le socialiste José Luis Rodriguez Zapatero, a déclaré dans un entretien le 29 juin au quotidien «El Pais» qu'il n'est plus disposé à négocier avec l'ETA. M. Zapatero a estimé que les derniers pourparlers n'ont pas produit de résultats satisfaisants. «Le dialogue s'est avéré inutile, compte tenu de ce qu'a fait l'ETA», a-t-il dit. «Il n'y aura pas de dialogue».

L'ETA avait déclaré un cessez-le-feu en mars 2006, mais a perpétré fin décembre 2006 un attentat qui a fait deux morts à l'aéroport de Madrid. En juin 2007, l'organisation terroriste a mis fin officiellement à la trêve, accusant le gouvernement d'être responsable de l'échec du processus de paix. L'ETA est accusée d'avoir tué plus de 825 personnes depuis 1968. (ap)

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