Explosion de l'imposition des entreprises vaudoises
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Explosion de l'imposition des entreprises vaudoises

Pascal Broulis, président pour cinq ans du Conseil d'Etat vaudois, est fier de la santé financière retrouvée des finances vaudoises. Il annonce pour 2007 des rentrées «hors normes» pour l'imposition des entreprises.

Les revenus de l'impôt sur les entreprises seront deux fois supérieurs à la moyenne des dix dernières années, a déclaré lundi devant la presse le président du gouvernement vaudois. «Les cinq plus gros contributeurs du canton payeront quasi 40 % de l'impôt encaissé au niveau du canton», a relevé le ministre des finances.

Pascal Broulis a salué le retour des finances cantonales dans les chiffres noirs. En cinq ans, la dette vaudoise a diminué de 4,5 milliards. Elle se situe aux alentours des 4,1 milliards et devrait se stabiliser entre 3,8 et 4 milliards de francs, a-t-il annoncé.

Fierté retrouvée

Cet assainissement financier est «bénéfique pour le moral», souligne le conseiller d'Etat. «Il est aussi intéressant vis-à-vis l'extérieur: on sort du canton avec une plus grande fierté que par le passé. C'est important en terme de crédibilité et d'image».

Vaud ambitionne désormais de retrouver une place importante sur la scène fédérale. «Les conseillers d'Etat seront beaucoup plus actifs qu'auparavant. Nous n'avons pas été assez lobbyistes sur l'arrêté Bonny et la RPT, par exemple», constate Pascal Broulis.

Marge de parole

Sur les sujets fédéraux, en cas de désaccord, les membres du Conseil d'Etat jouïssent d'une «marge de parole». «Pour le vote du 24 février sur la réforme de l'imposition des entreprises, je vais apporter mon soutien au projet comme ministre des finances. Pierre- Yves Maillard, qui a signé le référendum, s'y opposera».

Pascal Broulis est devenu en juillet dernier le président des Vaudois pour cinq ans. Cette fonction, unique en Suisse, suscite l'intérêt. Il sait qu'il est «observé» et doit encore «trouver ses marques». «Je suis preneur pour toutes les idées», a-t-il lancé.

Esprit de concorde

Au Conseil d'Etat, il veut maintenir «l'esprit de concorde» qui prévaut depuis plusieurs années. Car des combats difficiles attendent le collège, comme la réforme de Police 2000 ou le projet de Musée cantonal des Beaux-Arts à Bellerive, au bord du lac.

Interpellé sur l'affaire du syndic de Nyon, Pascal Broulis estime que son collègue Philippe Leuba a «eu raison» d'appliquer la loi et demander la destitution d'un syndic qui n'habitait plus sa commune. Il constate toutefois que la société a beaucoup changé et qu'il faudra réexaminer cette question en fonction de cette évolution. (ats)

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