Actualisé 20.05.2016 à 09:33

Votations du 5 juin

Expo2027 au menu à St-Gall et en Thurgovie

Les deux cantons de Suisse orientale vont devoir se prononcer le 5 juin sur un crédit de faisabilité pour une expo nationale.

En cas de rejet dans les urnes, dans l'un des cantons, l'expo 2027 sera abandonnée.

En cas de rejet dans les urnes, dans l'un des cantons, l'expo 2027 sera abandonnée.

photo: Kein Anbieter

Le projet d'Expo2027 dans la région du lac de Constance doit franchir un obstacle important le 5 juin dans les cantons de St-Gall et de Thurgovie. Les citoyens votent sur un crédit alloué à une étude de faisabilité. En cas de refus, l'ensemble du projet tombera à l'eau.

Parmi les trois cantons concernés, Appenzell Rhodes-Extérieures a déjà approuvé sa contribution de 800'000 francs à l'étude de faisabilité. Aucune votation populaire n'y a été exigée. Dans les Rhodes-Intérieures, les autorités attendent de voir évoluer le projet d'exposition nationale pour le soutenir éventuellement, le moment venu, sur le plan financier.

En terres st-galloises et thurgoviennes, les parlements cantonaux ont décidé de soumettre au référendum les crédits respectifs de 5 et de 3 millions de francs après les avoir largement soutenus. En cas de rejet dans les urnes, dans l'un des cantons, l'expo sera tuée dans l'oeuf. En cas de «oui» dans les deux cantons, un projet concret, intitulé «Expédition 27», sera soumis au Conseil fédéral d'ici à 2018, puis aux citoyens des cantons concernés en 2019.

Une chance pour la Suisse orientale

Le crédit de planification permet d'étudier la faisabilité et la capacité de financement du projet sans réaliser de mauvais investissement ni de planification erronée, soutient le conseiller aux Etats Roland Eberle (UDC/TG), membre du comité pour le «oui». Tous les partis appuient le projet en Thurgovie, UDC comprise. Ils y voient une chance à saisir pour la Suisse orientale.

Parmi les partisans, on compte notamment l'industriel et ancien conseiller national Peter Spuhler (UDC) ainsi que la conseillère nationale Verena Herzog (UDC). Cette dernière s'est engagée pour Expo2027 dès le début du processus politique, il y a neuf ans.

Les opposants se trouvent parmi une minorité de députés UDC au Grand Conseil thurgovien. Quelques Verts, Vert'libéraux, bourgeois-démocrates et UDF en font également partie. Une plus forte opposition au projet est constatée dans le canton de St-Gall, où l'UDC rejette d'emblée l'idée d'une expo. La candidate malheureuse au gouvernement Esther Friedli (UDC) y dirige le camp du «non».

Trop cher et pas durable

Selon les opposants, Expo2027 coûtera au moins des centaines de millions de francs par canton organisateur, même si la Confédération débourse un milliard. Une somme bien trop élevée, à leur goût, dans une situation financière délicate. Pas question donc de débourser 3, respectivement 5 millions de francs pour étudier la faisabilité d'un projet «inabordable».

Des doutes sur la durabilité écologique motivent également ce refus. Les opposants craignent l'arrivée d'un tourisme de masse en Suisse orientale, routes engorgées et trains bondés à la clef. Ils se disent aussi sceptiques sur les retombées économiques, citant l'exemple modeste, en la matière, d'Expo.02 dans la région des Trois lacs.

Après la déception de 1995

Le Conseil fédéral avait choisi les sites de Neuchâtel, Bienne, Morat (FR) et Yverdon-les-Bains (VD) en 1995. Cette décision avait consterné les représentants politiques de Suisse orientale, région qui souhaitait alors accueillir une partie de l'événement dans le cadre du projet tessinois d'exposition nationale des régions périphériques. Le gouvernement fédéral n'en avait pas voulu.

Il y a quelques années, les cantons du massif du Gothard (Tessin, Uri, Grisons, Valais) ont renoncé à leur projet d'exposition nationale. Ils ont finalement préféré lancer un programme commun de relance économique. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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