Piscines: Exposition à la trichloramine dans les piscines couvertes Risque globalement peu élevé à Fribourg, Neuchâtel et Jura
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PiscinesExposition à la trichloramine dans les piscines couvertes Risque globalement peu élevé à Fribourg, Neuchâtel et Jura

Les piscines couvertes des cantons de Neuchâtel, Jura et Fribourg ne présentent pas de risque élevé d'irritation de la peau ou des voies respiratoires.

Les piscines couvertes des cantons de Neuchâtel, Jura et Fribourg ne présentent pas de risque élevé d'irritation de la peau ou des voies respiratoires. Cette observation figure en conclusion d'une étude sur les taux de trichloramine dans les bassins de natation.

Sur trente piscines couvertes ayant fait l'objet d'analyses, quatre bassins ont révélé une exposition à la trichloramine égale ou supérieure à 0,3 mg/m3 d'air. La moyenne des mesures se situait à 0,11 mg/m3 d'air, ont indiqué mercredi les responsables du Laboratoire intercantonal de santé au travail (LIST).

Cet organisme commun aux cantons de Fribourg, Neuchâtel et Jura a présenté les résultats d'une étude sur les trichloramines de surface, lors d'une conférence de presse organisée à Neuchâtel. L'atmosphère a été analysée autour de piscines conventionnelles ou ludiques, ainsi qu'aux abords de plans d'eau thérapeutiques.

Gaz irritant

La trichloramine est un gaz irritant pour les yeux, la peau et les voies respiratoires. La formation de ce composé chimique résulte de l'interaction du chlore, utilisé pour la désinfection des piscines, avec les composants organiques contenus dans les crèmes solaires, la sueur, les résidus de peau.

Le brassage de l'eau provoque un dégazage qui a pour effet de concentrer la trichloramine à la surface des bassins. Le phénomène est comparable aux éruptions volatiles se formant dans les bouteilles d'eau gazeuse secouée. Les jacuzzi et jeux d'eau des bassins ludiques favorisent l'élévation du taux de trichloramine.

Personnel exposé

Le personnel technique des piscines, les gardiens de bassins et les maîtres-nageurs sont de loin les plus exposés aux effets secondaires du dégazage. En revanche, selon l'étude, les taux de gaz irritant mesurés auprès des caissières des établissements de bains sont presque insignifiants.

Le LIST va proposer à la SUVA de retenir la norme maximale de 0,3 mg de trichloramine par mètre cube d'air pour ses prescriptions relatives à la santé au travail. Ce taux représente le niveau à partir duquel les employés des piscines commencent à se plaindre des symptômes associés à la présence du gaz irritant.

Soutien de l'OFSP

La recommandation du LIST est soutenue par l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). L'imposition de normes légales de trichloramine est cependant délicate en Suisse. Les conditions- cadre juridiques sont restrictives en ce qui concerne le contrôle de l'atmosphère des lieux fermés.

Les usagers des bassins de natation couverts ressentent aussi occasionnellement les symptômes d'irritation. Mais ils peuvent contribuer à faire baisser le taux de trichloramine en se douchant avant le bain, afin de réduire l'apport de composants organiques dans l'eau chlorée.

En Europe

L'étude présentée mercredi montre que les bassins couverts de Suisse et d'Allemagne présentent des risques peu élevés de surexposition à la trichloramine. Des concentrations de 1,5 mg/m3 d'air ont été mesurées en France et 2 mg/m3 d'air en Belgique. Ces deux pays ont déjà pris au demeurant des mesures énergiques. (ats)

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