Actualisé 19.12.2012 à 18:18

Cornavin

Extension de la gare: une expertise jouera l'arbitre

Ville, canton et CFF s'accordent sur une étude qui devra déterminer si la gare doit être agrandie en surface ou en souterrain.

de
Henri Della Casa

A l'horizon 2030, Cornavin verra transiter 100'000 voyageurs quotidiennement, le double d'aujourd'hui. Afin d'absorber cette hausse, le canton de Genève, la Ville et les CFF ont signé hier une convention qui garantit une gare étendue en 2025. «Nous devons être prêts pour cette échéance, sinon quoi Genève sera décroché du reste du réseau», a averti le directeur des CFF Andreas Meyer.

Reste à savoir comment. A notre droite, l'option d'agrandir Cornavin en surface fait rugir les habitants des Grottes, qui verraient le bas de leur quartier détruit. A notre gauche, la variante de construire des rails souterrains a toujours été défendue par la Ville. Dès à présent, conformément à la convention, ces deux alternatives seront traitées «de manière égale», ont assuré le maire Rémy Pagani et la conseillère d'Etat Michèle Künzler.

L'EPFL à la tâche

Oubliés donc, les devis présentés par les CFF faisant la part belle à la première variante. Selon les chiffres de l'ex-régie fédérale en effet, le projet sous terre aurait coûté 1,7 milliard (contre quelque 835 millions de francs pour l'infrastructure aérienne), une somme toujours réfutée par les partisans du chantier souterrain. «C'est la fonctionnalité du projet qui donnera le ton pour la décision», a précisé Michèle Künzler.

Confiée à l'EPFL, l'expertise sera bouclée en juillet 2013. C'est que l'heure tourne: l'enveloppe confédérale de 790 millions de francs, que devrait toucher le projet d'extension genevois, vaut jusqu'en 2025 et n'est pas extensible.

Ex aequo et bono

«Bonne chance». En serrant la main au maire de Genève, le patron des CFF admettait que le meilleur gagne. Chaque partie a ainsi décidé de se fier à l'audit et d'y mettre du sien. Les CFF ont ainsi accepté que les trains de marchandises dangereuses, qui enlevaient des points à l'option souterraine, ne cheminent qu'à l’extérieur.

Du côté du Collectif 500, qui réunit les opposants à la destruction du bas des Grottes, cet accord passe moins bien. «Nous sommes les plus aptes à parler de la variante souterraine, et nous sommes exclus du processus de décision», s'insurge l'un de leurs représentants. L'association prévoit ainsi de lancer une initiative avant l'été.

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!