Cyclisme - Mondiaux: Fabian Cancellara face au défi mondial
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Cyclisme - MondiauxFabian Cancellara face au défi mondial

Le Bernois s'attaque dimanche à Ponferrada (Esp) à l'une des rares lacunes de son palmarès: le titre mondial de la course en ligne.

Un rendez-vous qu'il a souvent abordé en favori, qu'il a souvent animé, qu'il a souvent achevé près du podium, mais qui s'est toujours refusé à lui. Reste donc à savoir si cette édition 2014 sera enfin la bonne.

Hormis le fait qu'il ne sera accompagné que par deux coéquipiers - Danilo Wyss et Michael Albasini -, tous les signaux sont au vert pour Cancellara. A commencer par sa forme. «Je mentirais si je disais que je n'étais pas prêt», a-t-il reconnu.

Cela fait en effet plusieurs mois qu'il se prépare pour ce dimanche 28 septembre. Et quand «Spartacus» se prépare spécifiquement pour un rendez-vous majeur, en général, ça paie. Ne reste-t-il pas sur une incroyable série de douze podiums consécutifs sur les grandes classiques du printemps (Milan - San Remo, Tour des Flandres, Paris - Roubaix) ?

Pour les Mondiaux, c'est une autre histoire. Le coureur d'Ittigen a souvent été dans le coup, mais sans jamais parvenir à forcer la décision. Par exemple, en 2009 à Mendrisio, il ne parvient pas à se défaire du marquage serré de ses rivaux (5e place). En 2011 à Copenhague, il échoue face aux purs sprinteurs (4e). Et l'an dernier à Florence, c'est sur les grimpeurs qu'il se casse les dents (10e).

Un parcours pour puncheurs

Bonne nouvelle pour Cancellara, le parcours de Ponferrada semble moins taillé pour un grimpeur ou un sprinteur que pour un puncheur. Bref, même s'il est toujours difficile de prévoir ce que donnera un circuit qui n'a jamais servi par le passé, ce parcours devrait parfaitement convenir aux qualités du Bernois. «Cela devrait donner une course dure, sélective, typique d'un championnat du monde. J'ai l'expérience de ce type d'événement et je me sens confiant», a-t-il commenté.

Long de 18,2 km et emprunté à 14 reprises (254,8 km en tout), le circuit de Ponferrada comprend deux ascensions qui, sans être très sélectives, vont peser au fil des tours. Selon la plupart des observateurs, les favoris devraient tenter leur va-tout dans l'ultime bosse (à 4,8 km de l'arrivée), puis jouer les acrobates dans la descente qui suit. Le tout sera sans doute corsé par des routes glissantes, la pluie étant annoncée dimanche sur Ponferrada.

Au vu de ce profil, ils seront nombreux à avoir leur mot à dire aux côtés de Cancellara. Parmi eux, citons notamment le tenant du titre Rui Costa (Por), Peter Sagan (Slq), Simon Gerrans (Aus), Alejandro Valverde (Esp), Joaquim Rodriguez (Esp), Philippe Gilbert (Be), Greg van Avermaet (Be), Michal Kwiatkowski (Pol), Vincenzo Nibali (It) ou encore Tony Gallopin (Fr). Et si la course devait s'avérer moins rapide et dure que prévu, des sprinters tels Alexander Kristoff (No), John Degenkolb (All), Michael Matthews (Aus) ou Nacer Bouhanni (Fr) seront aussi à surveiller de près.

Le joker Albasini

A cette longue liste, il faut encore ajouter le nom de Michael Albasini. En théorie, le Thurgovien est là pour épauler Cancellara. Mais en fonction du déroulement de la course, il pourrait jouer sa carte personnelle dans un final qui devrait également lui convenir. «Mon job principal consiste à accompagner Fabian le plus loin possible, afin qu'il puisse attaquer dans le final. Reste que dans un championnat du monde, on ne sait jamais vraiment ce qui peut arriver», a-t-il relevé.

Triple vainqueur d'étape en mai sur le Tour de Romandie, Albasini tient en tout cas la forme, comme en témoigne sa victoire de la semaine passée dans la course des «Trois Vallées Varésines». Et sa présence à Ponferrada ne peut que lui remémorer de bons souvenirs: il avait gagné la 13e étape de la Vuelta 2011, lors de la dernière visite du peloton dans la cité de Castille-et-Leon. (ats)

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