Cyclisme: Fabian Cancellara: «Je trace ma route»
Actualisé

CyclismeFabian Cancellara: «Je trace ma route»

Le Bernois s'est exprimé sur la nouvelle équipe RadioShack-Nissan-Trek et sur ses ambitions avant la présentation officielle de l'équipe.

par
Nicolas Martin/L'Essentiel
Fabian Cancellara

Fabian Cancellara

Estimez-vous que la nouvelle équipe RadioShack-Nissan travaille dans la continuité de la formation Leopard-Trek de l'an passé?

«C'est une demi-nouveauté. Les deux équipes ne font plus qu'une. Désormais tout est en place et sur le papier, c'est la plus forte du monde. Mais moi cela ne me suffit pas de faire partie de la meilleure équipe sur le papier. Il faut qu'elle le soit sur la route. Mais avec le travail déjà réalisé par Johan Bruyneel (n.d.l.r.: le directeur sportif) et avec les nouveaux venus, notamment lors du stage à Calpe, je suis vraiment confiant.»

Vous vous étiez beaucoup sacrifié l'an passé pendant le Tour de France. Refaire la même chose vous poserait-il problème en vue des Jeux Olympiques?

«Chaque Tour de France est différent. Le parcours semble un peu moins dur que l'an dernier avec davantage de chronos. Le fait que les Jeux olympiques arrivent juste après le Tour ne me paraît pas poser problème. On peut aussi considérer que courir la Grande Boucle me permettra d'arriver en bonne forme à Londres. Je suis optimiste.»

Que vont apporter les nouveaux arrivants dans l'équipe en vue du Tour de France?

«Avec des coureurs comme Andreas Klöden ou Chris Horner, notre formation présente un meilleur mix. Pour sélectionner ceux qui iront au Tour, le staff aura l'embarras du choix. Mais c'est un problème de riche.»

Comment jugez-vous l'évolution de l'équipe qui devrait vous permettre d'être plus entouré sur les classiques?

«Je suis impatient que la nouvelle saison débute. Effectivement, sur les classiques, il y aura plus de coureurs expérimentés avec moi. J'ai moi-même gagné en expérience par rapport à ce qu'il s'est passé l'année dernière où je n'ai pas pu remporter de classiques.»

Justement que pensez-vous avoir retenu de 2011?

«Il y a souvent des choses dans la course qui ne se passent pas comme prévu. Et quand 99% des gens ne regardent que toi c'est encore plus difficile de gagner. Je n'ai pas d'esprit de revanche, je veux juste gagner à nouveau.»

La présence du Zougois Gregory Rast et Jaroslav Popovych à vos côtés sera précieuse...

«Oui d'autant qu'eux, comme d'autres, ont déjà montré qu'ils sont déjà très motivés pour ces classiques. Personnellement, les voir si désireux de réussir m'apporte beaucoup de confiance.»

Pensez-vous pouvoir être aussi forts que BMC qui alignera notamment Gilbert et Hushovd sur les classiques?

«Ils auront une grosse équipe pour les classiques. Il faudra faire avec et faire les bons choix. Mais je ne pense pas qu'il soit intéressant d'avoir autant de leaders. De notre côté, notre formation a l'avantage d'être équilibrée et de pouvoir prétendre gagner de la première à la dernière course de la saison.»

Quel seront vos objectifs prioritaires cette saison ?

«Gagner plus que l'an dernier sur les classiques (sourire). J'espère aussi que j'aurai un peu plus de réussite. Ensuite il y aura les Jeux Olympiques où je rêve de revenir avec une médaille en espérant faire le doublé après Pékin en 2008.»

Quel sera votre programme du début de saison ?

«Il sera identique à celui de l'an passé. Avec notamment les Tour du Qatar et d'Oman, l'Eroica, Tirreno adriatico, Milan San Remo puis les courses belges.»

Philippe Gilbert espère accomplir l'exploit de gagner les cinq monuments (Milan-San Remo, Tour des Flandres , Paris-Roubaix , Tour de Lombardie). Y-a-t-il une rivalité entre vous à ce sujet?

«Non lui à ses envies et j'ai les miennes. Je trace ma route. Il me manque Liège et il lui manque Paris-Roubaix. On pourrait éventuellement se mettre d'accord pour échanger (rires).»

Ton opinion