26.08.2020 à 10:56

FootballFabio Grosso: «Je veux imposer ce que je suis»

Successeur de Paolo Tramezzani au FC Sion, le champion du monde 2006 a pris ses fonctions ce mercredi. A Tourbillon, l’Italien a dévoilé les vertus qu’il aimerait inculquer à sa nouvelle équipe.

de
Nicolas Jacquier
Le nouvel entraineur italien du FC Sion Fabio Grosso au stade de Tourbillon.

Le nouvel entraineur italien du FC Sion Fabio Grosso au stade de Tourbillon.

Keystone

Au lendemain de l’annonce de son arrivée au FC Sion, Fabio Grosso (42 ans) a découvert le stade de Tourbillon, endroit choisi pour sa présentation officielle. Sur le coup de 11h10 ce mercredi, le champion du monde transalpin 2006, très élégamment vêtu, a pris place dans la salle de presse aux côtés de Christian Constantin, pas mécontent d’avoir transféré en Valais l’ancien coéquipier de Gennaro Gattuso sous le maillot de la Squadra Azzura. «Personne n’arrive au sommet comme Fabio sans passion. La passion est ce qui unit les gens qui aiment le foot», devait préciser le boss valaisan.

A ses côtés, l’ancien latéral gauche n’a pu qu’acquiescer. «C’est un plaisir d’être à Sion, convenait le successeur de Tramezzani. Je suis ici pour travailler, beaucoup travailler. Quand j’ai rencontré le président, on n’a pas parlé d’argent, on n’a pas parlé de renforts, on a juste parlé de foot et de passion. Cette passion-là est la vraie force qui m’anime.»

«J’édicte peu de règles dans un vestiaire mais je suis intransigeant avec le mot respect»

Fabio Grosso, nouveau coach de Tourbillon

S’il est encore trop tôt pour définir à quoi ressemblera le visage du FC Sion version 2020-2021, Fabio Grosso a insisté sur les valeurs du travail ainsi que sur la notion de respect. «Le mot respect dit beaucoup de choses, a-t-il précisé. Cela va du respect pour le club, ses coéquipiers et ses dirigeants jusqu’au respect pour les supporters. J’espère que mes joueurs le comprendront. J’édicte peu de règles dans un vestiaire mais je suis intransigeant avec le mot respect. Je suis toujours prêt à donner la main à mes joueurs mais il faut que l’on soit sur la même route. Ceux qui n’y seraient pas, ou plus, devront s’y remettre.»

Une première certitude affleure déjà: «Je sais où je veux arriver avec le FC Sion et comment y parvenir…» Mais notre interlocuteur ne dira pas précisément où. On peut imaginer à un meilleur rang que la 8e place qui a clôturé une dernière saison bien agitée. «Ce que je sais aussi, c’est que l’état d’esprit est un élément déterminant, sur lequel on peut s’appuyer pour construire.»

Il a viré Balotelli

Champion du monde, Fabio Grosso le restera toute sa vie. Mais il veut aujourd’hui aller plus loin, avec ses idées. Devenu un mythe dans son pays depuis qu’il a offert le titre à l’Italie en signant en finale contre la France le penalty victorieux lors de l’épreuve des tirs au but, il veut continuer à grandir comme technicien. «J’ai ce titre de champion du monde dans mes bagages, c’est vrai. Mais je veux imposer ce que je suis. Je sais que des moments difficiles, des matches peut-être compliqués nous attendent. Dans ces moments-là, il importera d’être uni. En football, ce qui paraît difficile de prime abord peut devenir facile si l’on travaille bien ensemble.»

Lors de sa dernière – et courte - expérience d’entraîneur, en l’occurrence sur le banc de Brescia en fin d’automne 2019, expérience qui devait se limiter à trois matches pour autant de défaites, le champion du monde avait dû composer avec les caprices du fantasque Mario Balotelli. «Mario n’avait pas trop envie de faire certaines choses. A titre personnel, je crois que plus tu es fort, plus tu dois montrer que tu es fort.»

Avant de s’engager pour une saison à Sion, l’ancien défenseur de l’Inter Milan, Lyon et Juventus n’a pas souhaité se renseigner auprès de Gattuso qui l’avait précédé de huit ans à Tourbillon. «C’est un ami mais je veux pouvoir me faire ma propre idée, sans avoir l’esprit pollué par ce que d’autres personnes pourraient dire.»

A moins d’un mois de la reprise, le nouveau coach de Tourbillon n’est pas homme à vendre la lune habitée. Ni à lancer de vaines promesses en l’air. «Oh, vous savez, les mots, les discours, les promesses… Dès que le vent se lève, tout ça disparaît et n’existe souvent déjà plus.» Le FC Sion de Fabio Grosso disputera sa première sortie amicale ce samedi. Ce sera soit contre Thoune à la Stockhorn Arena, soit contre le Lausanne-Sport à Lens.

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12 commentaires
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Le Valaisan

26.08.2020 à 14:42

Paroles paroles paroles... ce ne sont que des paroles... De toute manière je ne lui donne pas un quart de saison pour qu’il se fasse licencier... CC ferait mieux de licencier certains joueurs... car apparement certains ne veulent que toucher leur salaire...

Claude 72

26.08.2020 à 14:35

Des belles paroles, disons qu’il ne pouvait pas dire grand chose d autre avec CC à côté...

Cricri

26.08.2020 à 13:42

Certes mais la vraie question c'est: pendant combien de match? Je n'ai volontairement pas mis au pluriel...