Actualisé 17.09.2013 à 15:56

Meurtre d'Adeline M.Fabrice A. était en contact avec le sadique de Romont

Un ancien voisin de cellule du meurtrier présumé d'Adeline témoigne de son comportement étrange.

de
jcu/ats

«Il était très bizarre. Il fréquentait surtout des touche-pipi, des violeurs. Je me rappelle qu'il parlait souvent avec le sadique de Romont», se souvient dans «Le Matin» un ancien voisin de cellule de Fabrice A., meurtrier présumé d'Adeline. Condamné pour une affaire de cols blancs, il l'a côtoyé à Champ-Dollon (GE), puis à Bochuz (VD).

Il témoigne également de son comportement étrange: «Il portait toujours une casquette et des lunettes et se promenait comme ça dans la prison. Il n'y avait pas besoin d'être psychiatre pour se rendre compte qu'il était dérangé!»

Celui qui se dit écoeuré par le meurtre d'Adeline ne comprend pas les mesures dont a pu bénéficier Fabrice A. «Comment les responsables d'exécution des peines ont-ils pu le laisser sortir au tiers de sa peine? Je suis un criminel en col blanc, d'accord. Mais je ne suis pas violent! En tout cas, je n'ai jamais pu bénéficier de ce genre de sorties. Moi, au tiers de ma peine, on m'a mis en haute sécurité...»

Procédures respectées

Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) estiment que les procédures en vue de la sortie accompagnée du détenu qui a tué sa sociothérapeute jeudi ont été respectées. Pour le reste, ils estiment que l'expertise demandée par le Conseil d'Etat devra évaluer leur bien-fondé.

Le meurtrier présumé a fait l'objet d'une expertise psychiatrique détaillée en 2011, ont indiqué les HUG mardi, à la suite d'un article publié dans la «Tribune de Genève» sur ses évaluations psychiatriques. Peu après son arrivée à La Pâquerette, en avril 2012, il a bénéficié d'un suivi bimensuel de la part du service de psychiatrie pénitentiaire des HUG.

Le rapport psychiatrique circonstancié de ce service a été livré à l'appréciation du Service d'application des peines et des mesures (SAPEM) qui s'est prononcé sur le principe d'une sortie accompagnée. Selon la procédure, le SAPEM s'est aussi basé sur un rapport de la direction de La Pâquerette, notent les HUG.

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