France: Face à face électoral test entre PS et FN
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FranceFace à face électoral test entre PS et FN

Un scrutin test oppose dimanche dans le Doubs le Parti socialiste au pouvoir à l'extrême droite, sur fond de divisions du camp conservateur de l'ex-président Nicolas Sarkozy.

Un dernier sondage donne le candidat socialiste (à gauche) gagnant.

Un dernier sondage donne le candidat socialiste (à gauche) gagnant.

Un sondage publié jeudi anticipe une victoire de la gauche à cette législative partielle, dans le département du Doubs, qui doit désigner le successeur à l'Assemblée nationale de l'ancien ministre socialiste Pierre Moscovici, parti à la Commission européenne. Le candidat PS Frédéric Barbier y est donné gagnant, avec 53% d'intentions de votes contre 47% pour son adversaire du Front national, l'eurodéputée Sophie Montel, arrivée en tête au premier tour dimanche dernier.

S'il est confirmé dans les urnes, ce succès interromprait une spirale infernale pour le parti du président François Hollande, battu dans toutes les élections partielles organisées depuis le début du quinquennat du chef de l'Etat socialiste en 2012. Il concrétiserait le regain de popularité dont bénéficient M. Hollande et son Premier ministre Manuel Valls depuis les attentats sanglants qui ont fait 17 morts à Paris début janvier.

A l'inverse, une victoire de la candidate FN offrirait un troisième siège de député au parti d'extrême droite, l'un des plus puissants d'Europe, et doperait les ambitions de sa cheffe de file Marine Le Pen, que les sondages placent en tête des intentions de vote pour la présidentielle de 2017. L'issue du scrutin dépendra en grande partie des électeurs de l'UMP, principal parti de l'opposition de droite à M. Hollande, déchiré sur sa stratégie face à l'extrême droite depuis l'élimination de son candidat au premier tour.

Nicolas Sarkozy, qui peine à s'imposer depuis son retour à la tête de la formation en novembre, a échoué cette semaine à unifier ses troupes autour d'un appel à «dire non au FN» et voter blanc ou socialiste. Il a mis en garde contre la menace d'implosion du parti.

Le bureau politique de l'UMP a opté pour le maintien de la stratégie abstentionniste du «ni-ni», ni gauche, ni extrême droite, qui est la sienne depuis 2011. «Ce qui nous mine, c'est la confusion entre la gauche et la droite. C'est sur cette confusion que prospère le Front national», a déclaré samedi au quotidien «Le Parisien» le secrétaire général de l'UMP, Laurent Wauquiez, campé sur cette ligne.

La vice-présidente du parti, Nathalie Kosciusko-Morizet, et l'ancien Premier ministre Alain Juppé, grand rival à droite de M. Sarkozy pour 2017, ont au contraire appelé à voter socialiste. La législative du Doubs intervient à un peu plus d'un mois des élections départementales de mars, à l'occasion desquelles le FN espère amplifier sa percée des municipales et des européennes de 2014. (afp)

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