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Proche-OrientFace à Israël, Damas active sa défense antiaérienne

Suite à des raids israéliens provenant du Golan occupé en direction du sud de la Syrie, le régime de Bachar el-Assad a déclaré avoir répliqué.

Depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, Israël a mené des centaines de frappes, ciblant les troupes gouvernementales, les forces alliées iraniennes et les combattants du mouvement chiite libanais Hezbollah. (Photo JALAA MAREY / AFP)

Depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, Israël a mené des centaines de frappes, ciblant les troupes gouvernementales, les forces alliées iraniennes et les combattants du mouvement chiite libanais Hezbollah. (Photo JALAA MAREY / AFP)

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La défense antiaérienne de l’armée syrienne est entrée en action mercredi soir contre des raids dans le sud du pays, a rapporté l’agence de presse officielle syrienne Sana.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie, les frappes ont causé des «morts et des blessés» mais aucun bilan précis n’était disponible dans l’immédiat.

Sana avait d’abord fait état de fortes déflagrations dans le sud syrien. «À 23h10 (22h10 en Suisse), l’ennemi israélien a mené une attaque aérienne en lançant des rafales de missiles en provenance du Golan syrien occupé sur certaines cibles dans la région sud», a indiqué ensuite l’agence citant une source militaire.

«Notre défense antiaérienne a répliqué, visant la plupart des missiles», a-t-elle ajouté.

Selon l’OSDH, les raids israéliens ont visé plusieurs positions dans le sud syrien, notamment à l’ouest du village d’Al-Dour dans la province méridionale de Soueida, «où se trouvent des milices iraniennes et le Hezbollah libanais», ainsi qu’à Kesswa, au sud de la capitale syrienne, qui abrite des «positions des milices iraniennes et de leurs alliés».

L’OSDH a indiqué que ces raids interviennent moins de 48 heures après la visite d’une délégation de la garde révolutionnaire iranienne dans cette zone.

Israël a frappé une cinquantaine de cibles en Syrie en 2020, d’après un rapport annuel publié fin décembre par l’armée israélienne, qui commente rarement les informations sur ses opérations chez son voisin.

L’État hébreu n’a d’ailleurs pas commenté ou revendiqué les frappes menées mercredi soir. Mais ces raids représentent une «politique claire» d’Israël, avait déclaré en novembre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou.

Depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, Israël a mené des centaines de frappes, ciblant les troupes gouvernementales, les forces alliées iraniennes et les combattants du mouvement chiite libanais Hezbollah.

L’État hébreu voit particulièrement d’un mauvais œil la présence à ses portes de forces iraniennes, alors que la République islamique est l’un de ses pires ennemis.

Les dernières frappes imputées à Israël en Syrie ont eu lieu le 30 décembre et visé une position militaire près de Damas, tuant un soldat syrien et faisant plusieurs blessés, selon Sana et l’OSDH.

Déclenchée en 2011 par la répression brutale de manifestations pro-démocratie, la guerre en Syrie s’est complexifiée au fil des ans, impliquant plusieurs puissances et groupes armés étrangers. Elle a fait plus de 380’000 morts et déplacé des millions de personnes.

(AFP)

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