Actualisé 18.01.2015 à 23:02

Fin du taux plancher

Face aux plans de l'Europe, la BNS n'avait pas le choix

Le franc est proche d'un euro depuis jeudi. Le taux plancher a été abandonné avant que la Banque centrale européenne intervienne massivement sur les marchés.

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Basée à Francfort, la BCE devrait annoncer un plan de relance jeudi.

Basée à Francfort, la BCE devrait annoncer un plan de relance jeudi.

«Quand un TGV arrive à grande vitesse, les petits trains n'ont qu'à bien se ranger», a illustré l'économiste Bruno Cavalier dans le «Figaro». Selon plusieurs experts, la Banque nationale suisse (BNS) n'aurait pas eu les moyens de défendre le taux plancher d'un euro pour 1 fr. 20. Car la Banque centrale européenne (BCE) s'apprêterait à intervenir massivement pour relancer l'économie des pays utilisant la monnaie unique.

Cette annonce, attendue par les spécialistes, devrait intervenir ce jeudi. Appelée par son acronyme anglais, «QE», l'opération consiste en un achat massif de dettes publiques. La Banque du Japon et la Réserve fédérale américaine, jusqu'à l'automne dernier, ont déjà pratiqué l'exercice.

La justice européenne a ouvert la voie à ce plan en rendant un avis favorable mercredi, soit la veille de l'abandon du taux plancher par la BNS.

En plus de relancer l'économie, l'argent injecté en grande quantité par le «QE» aurait pour effet de peser sur la valeur de l'euro par rapport aux autres monnaies, comme le dollar ou le franc. Pour maintenir le taux plancher, la BNS aurait dû intervenir encore davantage sur les marchés.

S'il n'établit pas de lien de causalité, le président de l'institution, Thomas Jordan, a indiqué qu'il y avait des «divergences des politiques monétaires» entre les banques centrales, dans une interview au «Temps», samedi. «La BNS doit prendre ses décisions en conséquence.»

(reg/ats/afp)

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