28.07.2020 à 02:31

High-Tech

Facebook accuse l’UE d’envahir la vie privée de ses employés

Le réseau social américain fait l’objet d’une enquête de la part de la Commission européenne sur d’éventuelles pratiques anti-concurrentielles.

Selon le «Financial Times», Facebook aurait lancé une action en justice contre l’UE (archives).

Selon le «Financial Times», Facebook aurait lancé une action en justice contre l’UE (archives).

KEYSTONE/AP/Jenny Kane

Le réseau social américain Facebook, qui fait l’objet d’une investigation sur d’éventuelles pratiques anti-concurrentielles, rejette certaines des demandes de l’UE. Les qualifiants de non pertinentes, il affirme qu’elles relèvent de la vie privée de ses employés.

Le groupe américain assure coopérer avec les autorités, mais «la nature exceptionnellement vaste des requêtes de la Commission européenne signifie que nous devrions leur fournir des documents principalement sans rapport avec leur enquête», a déclaré l’avocat en charge de la concurrence chez Facebook.

Il mentionne notamment des demandes pour «des informations personnelles hautement sensibles comme des informations médicales ou financières et des informations privées sur les familles des employés». «Nous pensons que de telles requêtes devraient être examinées par des cours européennes», conclut-il.

Action en justice de Facebook

Selon un article du «Financial Times» paru lundi, Facebook a lancé une action en justice contre l'Union européenne (UE), accusée d’envahir la vie privée de ses employés. Le groupe américain estime que ces documents ne peuvent être partagés qu’à condition de respecter certaines règles, mais assure que la Commission européenne a rejeté ses offres jusqu’à présent.

L’UE enquête sur de potentielles pratiques visant à empêcher toute concurrence de la part de société comme Facebook ou Apple. La Commission européenne multiplie les offensives contre les plateformes numériques dominantes, dans un contexte d’impasse des négociations internationales sur leur taxation. Facebook dit avoir déjà transmis cette année 315’000 documents liés à l’enquête antitrust, soit 1,7 million de pages.

(ATS/NXP)

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