Ingénierie sociale - Facebook incite à dénoncer ses amis extrémistes
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Ingénierie socialeFacebook incite à dénoncer ses amis extrémistes

Des habitués américains du réseau social ont reçu un message leur demandant s’ils craignent la radicalisation d’une de leurs connaissances.

Le réseau social compte sur sa communauté pour identifier la présence d’extrémistes sur sa plateforme.

Le réseau social compte sur sa communauté pour identifier la présence d’extrémistes sur sa plateforme.

REUTERS

La firme de Mark Zuckerberg cherche par tous les moyens à limiter la désinformation, les théories du complot et les extrémistes qui parasitent son réseau social. Certains utilisateurs américains reçoivent un message leur demandant s’ils craignent qu’une de leur connaissance devienne un extrémiste. D’autres sont informés qu’ils ont peut-être été exposés à des contenus extrémistes.

Test aux États-Unis

«Nous nous soucions de prévenir l’extrémisme sur Facebook», explique une alerte, selon une capture d’écran publiée sur les médias sociaux, «d’autres personnes dans votre situation ont reçu un soutien confidentiel». «Des groupes violents tentent de manipuler votre colère et votre déception» peut-on lire dans une autre alerte. «Vous pouvez agir maintenant pour vous protéger et protéger les autres». Les alertes redirigent l’utilisateur vers une page de soutien, notamment à celle de «Life After Hate», un groupe de défense qui aide les gens à quitter les mouvements violents d’extrême droite.

ONG intégrées dans la boucle

«Tout cela fait partie d’un test mené dans le cadre de son initiative Redirect, qui vise à combattre l’extrémisme violent», a expliqué le réseau social, qui dit travailler avec des ONG et des experts universitaires. «Il s’agit d’évaluer des moyens de fournir des ressources et un soutien aux personnes sur Facebook qui ont pu s’engager ou être exposées à des contenus extrémistes, ou qui connaissent quelqu’un qui est à risque», a précisé sur CNN son porte-parole Andy Stone.

Nettoyage difficile

Au cours des dernières années, Facebook a fait l’objet de sévères critiques, qui lui reprochent de ne pas prendre suffisamment de mesures pour limiter les contenus extrémistes sur sa plateforme. En mai, son conseil de surveillance indépendant lui a même exhorté à enquêter sur le rôle joué par sa plateforme dans l’insurrection du 6 janvier.

(laf)

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