Anniversaire: Facebook: le trombinoscope gagnant
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AnniversaireFacebook: le trombinoscope gagnant

Le réseau social fête ses 6 ans. Avec 400 millions d'utilisateurs, il confirme sa place de leader. En quoi a-t-il changé nos vies? Témoignages.

par
Caroline Goldschmid/Stéphanie Billeter

Et dire qu'au départ, Facebook était une page intranet réservée aux étudiants de Harvard, afin qu'ils puissent rester en contact! Les fondateurs de la plate-forme lancée le 4 février 2004, Mark Zuckerberg, Dustin Moscovitz et Chris Hughes, avaient à l'époque 19 ans.

Aujourd'hui, la société basée à Palo Alto, en Californie, emploie des centaines de collaborateurs. Et n'a pas fini de se développer! Après l'ouverture aux adresses électroniques en 2006, la fonction chat en 2008 et la mise à disposition de nombreuses applications comme «Farmville», Facebook planche sur «Titan». Selon le célèbre blog TechCrunch, le site de réseautage social veut en effet lancer son propre système de messagerie électronique. Une application qui se profile déjà comme une sérieuse concurrente de Gmail.

Si Facebook a vu son nombre d'utilisateurs doubler depuis avril 2009, c'est qu'il offre bien plus de possibilités que de simplement reprendre contact avec ses amis d'enfance. Nous aimons publier nos photos de vacances, surtout si elles sont été prises dans un endroit paradisiaque à l'autre bout du monde, nous vanter d'avoir couru le marathon de New York, critiquer notre supérieur sans qu'il se reconnaisse... L'outil s'avère pratique lorsqu'on cherche à remettre un appartement, vendre sa voiture ou drainer un maximum de gens à un événement.

Nous avons récolté les témoignages de «facebookers» qui nous racontent en quoi le réseau social les a sauvés ou, au contraire, leur a attiré des ennuis.

Manuella Maury: elle n'y est pas

«Je n'ai jamais cédé à Facebook. Je préfère voir les gens de face que de profil! Un proche m'a dit: «Les vrais amis sont ceux qui vous aiment...quand même.» C'est très juste. Pour moi, Facebook est l'illusion de la relation. C'est déjà tellement dur d'en établir de réelles! Quant à retrouver d'anciennes relations, je trouve que la nostalgie a quelque chose de dangereux. La virtualité et moi, ça fait deux. J'aime me frotter à la vie, et je voyage en vrai. Je n'ai aucun jugement de valeur, je trouve génial par exemple d'utiliser Facebook pour la promotion de spectacles.»

Darius Rochebin: il a 10 000 amis

«Facebook est pour moi un instrument de travail très utile. En quelques minutes, les internautes réagissent à une demande de témoignage, alors qu'à l'époque cela nous prenait des heures. Grâce à Facebook, nous pouvons réaliser un sujet dans la journée. Ce qui me plaît aussi, c'est l'interactivité qu'offre ce réseau: grâce au profil, on situe tout de suite la personne. Et même avec 10 000 amis, je n'ai connu quasiment aucun dérapage.»

Témoignagnes

«J'ai su que mon mec m'a trompée»

«Je n'ai pas pu aller au Sundance Festival l'an dernier car je devais étudier pour mes examens. J'ai alors donné mes billets à mon copain. Le lendemain, j'ai reçu un message sur Facebook de son ex qui me révélait qu'ils avaient passé la soirée et la nuit ensemble... C'était pour elle la seule façon de me contacter, puisqu'elle n'avait ni mon numéro de portable ni mon mail perso. Je sais qu'il y a beaucoup de couples qui cassent à cause de Facebook et des photos qui sont taggées.» Alexia

«J'ai trouvé une place d'apprentissage»

«J'étais en 3e année d'apprentissage quand j'ai dû résilier mon contrat pour divers problèmes. C'était urgent: les examens de fin d'apprentissage approchaient. J'ai alors posté sur mon mur Facebook que je cherchais une place, avec quelques éléments de mon CV. Et ça a marché! Une entreprise m'a contactée par mail pour me proposer un entretien et j'ai décroché la place. J'ai pu terminer mon apprentissage d'employée de commerce et obtenir mon CFC en juillet 2009.» Sarah

«Une amie retrouvée m'a invitée à L.A.»

«Pour moi, Facebook dédramatise les relations. Au début, ça m'a servi à retrouver des amis d'enfance. J'ai repris contact avec une amie très proche à l'époque du gymnase, et qui vit maintenant à Los Angeles. Uniquement via Facebook: je n'avais ni son téléphone ni son adresse mail. Un jour j'ai réagi sur une de ses photos de chaussons tricotés, disant que je voulais me mettre au tricot. Elle m'a dit «Chiche, viens à L.A., je t'apprends!» J'en reviens, les retrouvailles étaient parfaites.» Mélanie

«Je n'ai pas mis mon vrai nom»

«Si quelqu'un me cherche sous mon nom, il ne me trouve pas. Je suis depuis tellement longtemps sur le web que je sais qu'on ne peut pas tout contrôler, surtout pas ses données. Voyez le site 123people.com, un aspirateur à infos sur tout le monde, effrayant! La confidentialité n'est que théorique. Là, je choisis qui je contacte. Et je refuse les gens que je ne connais pas et certains autres. C'est comme les photos. Pas question qu'on me tague sans mon accord. Et même avec!» Charlotte

Facebook mardi 9 février à «Infrarouge» sur le thème de l’exhibition, 22 h 30, TSR1

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