Genève: Facebook sous l'œil des services publics
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GenèveFacebook sous l'œil des services publics

Les employés des services d'Etat qui passent du temps sur le réseau social sont appelés à se modérer.

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Didier Tischler/job

«Lundi, je n'avais plus du tout accès à Facebook. Mardi, c'est revenu, mais certaines applications étaient bloquées.» Cet employé administratif des TPG n'en revient pas. «Cela m'a surpris, car je l'utilise dans le cadre de mon travail», ajoute-t-il. Fausse alerte?

«Tout est ouvert sur internet, précise Isabel Perreira, porte-parole des TPG. Mais nos collaborateurs ont reçu ce printemps une charte qui les engage à se responsabiliser. En cas d'abus, la direction peut serrer la vis.»

Aux Services industriels, le phénomène est aussi pris au sérieux. «Nous avons rappelé à tous que l'usage d'internet devait être à des fins professionnelles, précise Isabelle Dupont, responsable de communication. Nous préférons prévenir que réprimander.» Aux HUG, Facebook est inaccessible pour des raisons économiques.

A l'Etat, les fonctionnaires sont aussi appelés à la modération. «Les employés ont des directives très claires, explique Laurent Forestier, secrétaire général du Département des constructions et des technologies de l'information. Ce réseau n'est pas bloqué mais, en cas d'abus, nous pouvons agir.»

Un combat vain? «Les gens peuvent toujours accéder à Facebook sur leur mobile ou contourner l'interdiction par le biais de passerelles web», ironise un spécialiste.

Même philosphie pour les fonctionnaires vaudois: «Il serait facile de bloquer l’accès a certains sites. Actuellement, nous ne le faisons pas, car aucun abus n’a été détecté et aucune demande allant dans ce sens ne nous a été faite», explique Patrick Amaru, chef de l’informatique cantonale.

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