Actualisé 21.07.2015 à 11:33

FribourgFâchée contre les CFF pour un avion manqué

Une Fribourgeoise a raté son vol à Genève, le 22 juin, en raison d'un incendie à la gare de Lausanne. Les CFF refusent de la dédommager.

von
cge
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Le feu a pu être maîtrisé rapidement par le service de protection et sauvetage de Lausanne (SPSL).

Le feu a pu être maîtrisé rapidement par le service de protection et sauvetage de Lausanne (SPSL).

Lecteur reporter
D'après nos renseignements sur place la perturbation ne sera pas résorbée avant 14h20.

D'après nos renseignements sur place la perturbation ne sera pas résorbée avant 14h20.

Lecteur reporter
En début d'après-midi, plus aucun train de circulait.

En début d'après-midi, plus aucun train de circulait.

Lecteur reporter

Une voyageuse qui devait s'envoler pour Istanbul, le 22 juin dernier, avait compté large: elle devait partir en train de Fribourg à 14h26 pour embarquer à Genève-Cointrin à 18h30. Or rien ne s'est passé comme prévu et son avion s'est envolé sans qu'elle ait même l'occasion de l'apercevoir à travers les vitres de l'aéroport, comme le relate «La Liberté» dans son édition de mardi.

Ce jour-là, un incendie se déclare à la gare de Lausanne, paralysant le trafic ferroviaire en Suisse romande. Lorsqu'elle monte à bord du train qui doit la conduire à l'aéroport, la Fribourgeoise constate bien vite qu'il reste immobile. Un contrôleur est incapable de la renseigner sur la durée de la panne. Lorsque le convoi s'ébranle, il est déjà 16h. Fâchée, la voyageuse apprend alors qu'elle aurait pu utiliser un service de substitution mis en place par les CFF à destination de l'aéroport, alors que le contrôleur lui avait indiqué de rester dans le wagon.

Plus de 800 fr. de frais

Elle n'est pourtant pas au bout de ses peines: arrivé à Lausanne, son train marque une pause de 35 minutes, le temps de trouver un mécanicien disponible. A 17h10, la Fribourgeoise sait qu'elle ne s'envolera pas pour Istanbul ce jour-là. Elle finira son parcours ferroviaire à Cornavin, le convoi ne se rendant pas jusqu'à l'aéroport.

Au final, la voyageuse a dû débourser plus de 800 fr. pour la nuit qu'elle a passée à Genève et le nouveau vol qu'elle a dû réserver pour le lendemain. Or les CFF refusent de la dédommager. L'ex-régie fédérale fait valoir qu'elle n'a pas à délier sa bourse pour des voyageurs qui rateraient un vol à cause d'un train retardé ou supprimé. Tout au plus reconnaît-elle que la communication n'a pas été optimale, ce jour-là. Une réponse qui laisse un goût amer à la Fribourgeoise, qui ne décolère pas.

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