Genève: Faire des photos avec une brique de lait? Facile

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GenèveFaire des photos avec une brique de lait? Facile

Les nouvelles générations seront résolument pro du recyclage et ultra connectées. Les nouveautés en la matière sont présentées ce week-end dans un salon destinés aux enfants.

par
Lucie Fehlbaum
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L'impression 3D et ses applications ludiques.

L'impression 3D et ses applications ludiques.

20Minutes/lfe
Une jeune fille teste un casque de réalité augmentée.

Une jeune fille teste un casque de réalité augmentée.

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Ces briques de lait se sont transformées en appareils photo.

Ces briques de lait se sont transformées en appareils photo.

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Le salon pour enfants Expo Juniors, qui se déroule ce week-end à Palexpo, ressemble à s'y méprendre à un salon des inventions. Dédié aux enfants de 4 à 12 ans, les ateliers proposés apprennent à piloter des drones ou à faire du codage informatique avec un robot-prof. On y croise plusieurs têtes coiffées de casque de réalité augmentée, qui déambulent au milieu des Halles, l'air perdu mais la mine réjouie.

En parcourant le programme de l'Expo Juniors, les activités intriguent. Originales, elles sont résolument tournées vers l'avenir. Avec ou sans but pédagogique, à l'image d'une imprimante à crêpes, étrange machine qui semble sortie d'un film de science-fiction et qui permet la réalisation de crêpes en 3D, en forme d'un peu tout, de la tour Eiffel au lapin.

Plus sérieux, un atelier proposé par le Cineglobe du Cern se penche sur le développement durable. Ou plutôt, sur la deuxième vie des objets du quotidien. L'activité consiste à prendre des photos argentiques... avec une brique de lait.

«C'est comme cela que la photo a été développée dans les années 1880, explique le directeur du CineGlobe et concepteur du projet, Neal Hartman. En faisant entrer la lumière dans un réceptacle hermétique.» Le procédé consiste à couper une brique vide sur trois côtés, à couvrir l'intérieur de scotch noir pour éviter les reflets et à poser un couvercle de canette pour refermer, non sans avoir préalablement percé un petit trou dans ledit couvercle (et bu le contenu de la canette). «On pose alors l'objet que l'on désire photographier sur une feuille de papier argentique, dans une pièce où il fait nuit, raconte Neal Hartman. En se plaçant au-dessus du sujet, on ouvre un tout petit espace du couvercle pour faire entrer la lumière.»

Il faut attendre quelques secondes et tremper le papier dans une solution. Mais là encore, le recyclage prime, et la chimie est remplacée par du marc de café et de la vitamine B. En guise de fixateur, un coup de vinaigre, et on obtient un négatif de première qualité.

«Le but de l'atelier est de faire comprendre aux enfants ou aux ados que leur potentiel artistique peut s'exprimer avec tout, et que les objets ne sont pas toujours bons à finir à la poubelle», conclut le créateur du processus.

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