Economie et pandémie: Faire moins bosser les hommes pour plus d’égalité pendant les crises
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Économie et pandémieFaire moins bosser les hommes pour plus d’égalité pendant les crises

Une étude montre que les emplois à temps partiel, le plus souvent occupés par des femmes, ont plus fortement pâti de la pandémie. La solution préconisée peut surprendre.

par
Yannick Weber
Les affres de la crise économique ont été proportionnellement plus supportées par les femmes.

Les affres de la crise économique ont été proportionnellement plus supportées par les femmes.

20min/Celia Nogler

Les femmes ont davantage souffert de la pandémie que les hommes. Peut-être pas d’un point de vue sanitaire, mais en tout cas socioéconomique, c’est-à-dire en termes d’emploi, de revenu, de partage des tâches ou d’accès aux aides de l’État. C’est la conclusion d’une étude de la Commission fédérale pour les questions féminines (CFQF) publiée lundi.

Parmi les points observés: les personnes qui travaillent à temps partiel sont celles qui ont été le plus désavantagées. Et il se trouve que ce sont en majorité des femmes. La CFQF, après ce constat, donne ses recommandations. L’une d’elles peut surprendre: «Instaurer pour les parents un droit à réduire leur taux d’occupation après la naissance d’un enfant.» Mais pourquoi encourager ce qui a justement été identifié comme un facteur aggravant en cas de crise?

Égaliser les taux, égaliser les conséquences

Pour la CFQF, il faut voir la problématique globalement et, tout d’abord, «renforcer l’intégration professionnelle des femmes». Quant à l’encouragement du temps partiel, il s’oriente surtout vers les hommes et doit être assorti «d’un droit pour les parents à revenir à leur taux d’occupation initial après une baisse temporaire pour ne pas compromettre leur sécurité financière à long terme».

En fait, la Commission voudrait voir se poursuivre «une tendance à l’augmentation du taux d’occupation des femmes et à la diminution de celui des hommes». En effet, en cas de crise, «non seulement ça contribue à une meilleure répartition du travail de care non rémunéré, mais ça diminue aussi le risque que les femmes perdent totalement leur emploi», conclut la CFQF.

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