Muriel Robin: «Faire rire est aussi précis que l'horlogerie suisse»
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Muriel Robin«Faire rire est aussi précis que l'horlogerie suisse»

Muriel Robin a une actualité plus que chargée. En plus de son rôle dans «Le clan des Lanzac» sur France 3, elle remontera sur scène en septembre.

par
Serge Bressan
Paris

A 57 ans, l'humoriste n'a pas fini d'étonner. A la télé comme sur scène. Dans «Le clan des Lanzac» de Josée Dayan, elle devient ainsi la sœur de Fanny Ardant. Elle retrouvera la réalisatrice dans un autre téléfilm: «Indiscrétions». Avant de présenter son nouveau one woman show.

Jeune, vous avez refusé de travailler dans le magasin de chaussures de vos parents. Vous y repensez parfois?

Oui. Je n'ai pas trop connu l'entreprise familiale. Mais j'aurais été morte si j'avais vendu des chaussures. Il n'y a pas que l'argent dans la vie, pour moi il y a la scène.

Aujourd'hui, regrettez-vous d'être davantage connue comme humoriste que comme actrice?

L'humour, le one woman show, ça m'est tombé dessus par hasard. Ce n'est pas le genre de spectacles que j'apprécie le plus. J'aime le jeu d'acteur. Et j'attends une écriture tenue. On ne monte pas sur scène comme ça, il y a du sacré.

Depuis quelque temps en France, le stand up a pris une grande importance...

C'est fou, le nombre de gens seuls sur scène en ce moment. Mais le stand up, c'est un ­fourre-tout. Il y a du très bon et du catastrophique. Et puis, le stand up, franchement, ce n'est pas mon métier.

Vous dites cela parce qu'aujourd'hui, le stand up est passé devant l'humour?

Non! Mais l'impro, ce n'est pas mon job. Pour mon nouveau spectacle, je me suis mise à ma table, seule pour écrire. L'écriture, c'est un rendez-vous. Il faut être concentré. Parce que faire rire les gens, c'est d'une précision aussi fine que l'horlogerie suisse. Ça me fait tellement marrer quand je vois des gens rire. Donc je vais tenter de les faire rire avec les choses de ma vie que je n'ai pas aimées!

Mais votre grande déception artistique, c'est de ne pas avoir eu un grand rôle au cinéma?

C'est vrai, je dois l'avouer, j'ai des envies de cinéma. Mais il faut un réalisateur qui me fasse rêver. Une dimension. Un casting.

Le deuxième et dernier épisode du «Clan des Lanzac» est à découvrir samedi soir à 20h45 sur France 3.

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