Coronavirus-Genève: Faîtières et Etat au secours des indépendants
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Coronavirus-GenèveFaîtières et Etat au secours des indépendants

Les chambres patronales et le Canton s'unissent afin de demander à Berne de l'aide pour les entrepreneurs à leur compte.

par
mpo
Les taxis peuvent continuer leur activité. Le problème, c'est qu'il n'y a plus de clients et qu'il leur est impossible de tenir les règles de distance sociale.

Les taxis peuvent continuer leur activité. Le problème, c'est qu'il n'y a plus de clients et qu'il leur est impossible de tenir les règles de distance sociale.

Keystone/Martial Trezzini

Une fois n'est pas coutume, la Chambre d'économie sociale et solidaire (ESS), la Fédération des entreprises romandes (FER) et la chambre de commerce, d'industrie et des services de Genève (CCIG) sont sur la même longueur d'ondes. Sous la houlette du Canton, les trois faîtières demandent au Conseil fédéral d'étendre les aides prévues pour certaines branches à tous les indépendants et aux cadres dirigeants d'entreprises.

Ils partent du constat que depuis l'entrée en vigueur des mesures de semi-confinement prises par le gouvernement helvétique, certains pans de l'activité économique se sont effondrés. A tel point que la survie de nombreuses sociétés est en jeu. Or, les mesures d'aides ne couvrent pas tous les cas de figure et laissent sur le carreau un certain nombre d'indépendants. Ceux-ci, selon le communiqué du Département du développement économique (DDE), représentent en Suisse quelque 600'000 personnes. Le DDE a donc incité l'ESS, la FER et la CCIG à lancer une «initiative symbolique» adressée à Berne. Ils veulent l'assouplissement de l'interprétation de l'ordonnance fédérale.

Le texte, à signer en ligne, demande l'extension de «l'allocation perte de gain à toutes et tous les indépendants touchés directement ou indirectement par la pandémie, au-delà de celles et ceux qui sont mentionnés dans l'article 6 al. 2 de l'ordonnance fédérale 2 Covid-19 du 13 mars 2020» et de «relever le plafond d'aides octroyées sous forme de RHT aux dirigeants de PME, au niveau du plafond du gain maximum assuré par l'assurance chômage».

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