Actualisé 24.01.2011 à 22:07

Intoxication alimentaireFast-food fermé après la mort d'un adolescent

Un fast-food a été fermé «par principe de précaution» après le décès suspect samedi d'un adolescent de 14 ans, qui avait dîné dans un restaurant Quick d'Avignon (France).

La victime avait mangé la veille de sa mort dans un restaurant Quick.

La victime avait mangé la veille de sa mort dans un restaurant Quick.

La justice française a ouvert une enquête après la mort suspecte samedi d'un adolescent de 14 ans qui avait dîné dans un établissement de la chaîne de restauration rapide Quick, près d'Avignon, dans le sud de la France.

«La thèse de l'intoxication alimentaire n'est ni écartée ni avérée», a déclaré lundi soir la procureur d'Avignon, Catherine Champrenault, lors d'un point-presse, estimant que «rien» ne pouvait encore «expliquer cette mort brutale» d'un adolescent «en excellente santé».

«Ce garçon, d'après l'autopsie, est mort des conséquences d'un oedème cérébral et pulmonaire, mais la raison pour laquelle il a fait cet oedème n'est pas connue», a-t-elle précisé à l'AFP, précisant qu'une «expertise complémentaire bactériologique et virale» était en cours.

Jean-Louis Morra, 14 ans, avait dîné en famille vendredi soir dans un restaurant Quick en périphérie d'Avignon. Il avait commandé le même hamburger que son père, sa mère et sa soeur consommant un autre menu.

Rentrés à leur domicile, le père et le fils avaient été pris dans la nuit de vomissements et de violents maux de tête. Samedi, l'état du garçon avait empiré et il avait perdu connaissance avant de mourir.

Fermeture du restaurant

Par mesure de précaution, la préfecture du département a pris dès samedi un arrêté de fermeture du restaurant et diligenté des contrôles sanitaires dans l'établissement concerné.

Exprimant «la consternation» du groupe après le décès, le président de Quick, Jacques-Edouard Charret, a précisé lundi que «de nombreux clients (avaient) consommé le même jour, les mêmes produits», sans que Quick ait pour l'instant enregistré «aucun retour d'un autre client».

Il a assuré que Quick ferait «face à ses responsabilités si les résultats de cette enquête (judiciaire, ndlr) devaient démontrer l'implication de l'entreprise».

Ancien fleuron belge de la restauration rapide, le groupe Quick, fondé en 1971, est passé en 2006 sous pavillon français. Il est le principal concurrent de l'américain McDonald's en France, où il emploie 18.500 employés dans 468 restaurants, dont 79% exploités en franchise. (ap)

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