Fat Joe: «Sortez de chez vous si vous aimez le rap!»
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Fat Joe: «Sortez de chez vous si vous aimez le rap!»

L'anthologie du rap Fat Joe, alias Don Cartagena, promet de remuer le Cult le dimanche 6 août.

Blu: Comment ça va, prêt pour ce concert exceptionnel au Cult Club à Lausanne?

Fat Joe: C'est clair, je représente le Terror Squad, bientôt chez vous. C'est ma première tournée européenne, bientôt dans votre ville alors si vous avez des belles montres, amenez-les avec vous, qui sait, peut-être j'en achèterai quelques-unes sur place dans les backstages.

Blu : A quoi devrait-on s'attendre, décrivez-nous Fat Joe en concert?

Fat Joe: Je ferai les chansons classiques pour les mecs, les hits pour les femmes. Ça sera la fête avec des freestyles en plein milieu du show pour faire crier tout le monde. Je me réjouis, ça sera mythique, je vous le promets. Il faut absolument se procurer son billet car je viens pour vraiment tout déchirer.

Blu: Quels sont les trois mots qui viennent à votre esprit quand je prononce le mot «Suisse»?

Fat Joe: Des belles femmes, des montres et beaucoup de chocolat.

Blu: Avec plus de treize ans de carrière, pourquoi avoir attendu aussi longtemps pour venir enfin en Europe? Est-ce vrai que vous avez peur de l'avion?

Fat Joe: Oui, j'avais peur de prendre l'avion pendant plus de dix ans. Ça fait seulement depuis deux ans que je vole, donc cette date à Lausanne tombe à pic. Il est temps de faire cette date pour les fans qui me soutiennent pour qu'ils puissent enfin me voir et vice versa. D'ailleurs ce sont les fans qui me motivent de faire de la bonne musique.

Blu: Quel CD prendrez-vous pour ce long vol? Qu'écoutez-vous ces jours?

Fat Joe: J'écoute Michael Jackson, Young Jeezy, Kanye West, KRS One, Biz Markie, Public Enemy. J'aime aussi écouter du r'n'b dans l'avion comme Sade ou Luther Vandross.

Blu: Vous avez cité KRS One, qui vient aussi du Bronx. Dites-nous ce qu'il y a de plus positif dans ce quartier?

Fat Joe: Certainement le fait que nous avons inventé le hip-hop. Cette culture que vous aimez tant, qui a réussi à se propager jusqu'en Suisse, vient de chez moi. Le Bronx est la «Terre sainte» est je suis simplement très fier d'être de là-bas.

Blu: Vous passez beaucoup de temps aussi à Miami. Le soleil vous attire?

Fat Joe: Contrairement au Bronx, quand vous allez dans un restaurant à Miami, tout le monde vous dit bonjour poliment et avec du respect. (Rires.)

Blu: Vous avez sorti votre premier album en 1993. Qu'est-ce qui a changé dans le hip-hop depuis?

Fat Joe: L'argent a changé la donne. C'est devenu plus commercial. Aujourd'hui l'industrie vous oblige à avoir un certain formatage pour les radios. Malheureusement, aux Etats-Unis il y a beaucoup de contraintes qui diminuent le processus de créativité. Techniquement, je trouve que j'ai toujours évolué et je me suis toujours adapté à la tendance actuelle. Je suis le rappeur qui a plus progressé dans l'histoire du hip-hop.

Blu: Que feriez-vous si le rap n'existait pas?

Fat Joe: Le hip-hop m'a sauvé la vie. Sans trop verser dans le cliché, c'est une forme artistique magnifique qui m'a empêché d'être mort ou en prison à vie.

Blu: Vous êtes très «bling bling». Vous portez combien de bijoux sur vous ce soir?

Fat Joe: En ce moment, j'ai deux chaînes, donc rien qu'autour du cou, pendant que je vous parle, je suis à 600 000 dollars. J'ai environ 150 000 dollars sur mes poignets et mes doigts et peut-être 80 000 dollars sur mes oreilles. Et je précise qu'aujourd'hui je me suis habillé léger.

Blu: Quelques dernières paroles pour convaincre les fans suisses à venir au concert le 6 août?

Fat Joe: Je ne dois convaincre personne de venir. Sortez de chez vous si vous aimez le vrai hip-hop et faites la fête avec Joey Crack (son surnom), du Terror Squad. Je vous aime tous et merci du soutien.

Interview réalisée par Blu de «Downtown Boogie»

(l'émission de hip-hop sur Couleur3, du lu au ve de 22h à 23h, sa de 20h à 22h )

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