Actualisé 15.01.2016 à 10:41

Vaud

Faute de candidat, Montreux recrute en France

Le nouveau directeur de la piscine de la Maladaire vit près de Thonon-les-Bains (F). Aucun professionnel n'avait le profil requis en Suisse.

de
Christian Humbert/cge
photo: Kein Anbieter

La commune de Montreux a déniché son nouveau directeur de la piscine de la Maladaire à Douvaine (F), de l'autre côté du lac Léman. Ancien adjoint du responsable des bassins d'Annemasse (F), Jean-­Philippe Doche-Sallet est en fonctions depuis le 15 décembre. Il lui faut 1 h 30 par beau temps pour parcourir les 65 km qui séparent son domicile de son lieu de travail.

Selon le municipal des sports, Alain Feissli, la Ville a eu toutes les peines du monde à trouver la perle rare: «Nous avons cherché durant deux ans et lancé deux campagnes de recrutement en Suisse romande. Sans succès.» Au troisième round, l'Exécutif s'est donc décidé à recruter en France via les revues professionnelles. Selon l'élu, le profil d'un directeur de bassins ne court pas les rues: «Il doit avoir des compétences directoriales, connaître les métiers de l'eau et être technicien. Aucune école n'en forme en Suisse et il n'existe aucun diplôme.»

Un constat partagé par Christian Barascud, membre du comité de l'Association des piscines romandes et tessinoises (APRT): «Il y a une trentaine d'années, on demandait aux responsables des piscines d'être surtout des techniciens. Aujourd'hui, ils doivent avoir des compétences beaucoup plus larges.» Ceux qui correspondent au profil requis présentent donc un mélange de formations et d'expériences très diverses. Et il faut du temps et de la patience pour les trouver. «C'est un peu le mouton à cinq pattes», image Christian Barascud.

De rares saisonniers

Membre du comité de l'APRT, Christian Barascud est aussi gérant des piscines lausannoises. Selon lui, il est impossible d'assurer la surveillance des bassins durant l'été sans recruter des garde-bains saisonniers à l'étranger. La Ville en a fait l'expérience en 2008: «On nous avait dit qu'il y avait beaucoup de frontaliers. On s'est dit: on va embaucher uniquement des gens sur place. A l'ouverture, deux piscines n'avaient pas leur staff au complet!»

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