Actualisé 15.09.2007 à 14:23

Fédérales 07: le PRD ne sait pas se mettre en valeur

A cinq semaines des élections fédérales, les radicaux suisses se sont réunis samedi à Zurich pour donner un coup de cravache à leur campagne.

Et si possible inverser la tendance qui voit le PRD perdre continuellement du terrain.

«Cela fait du bien d'entendre enfin parler de contenu dans cette campagne électorale», a lancé le chef du groupe parlementaire Felix Gutzwiller (ZH) devant les plus de 800 élus, candidats et sympathisants du parti. Car pour le moment, nous n'avons entendu parler que de moutons, a renchéri Fulvio Pelli.

«Depuis quelques semaines, nous avons l'impression d'être une deuxième Nouvelle-Zélande», a ironisé le président du parti en référence au tollé qu'a suscité l'affiche de l'UDC montrant des moutons blancs et un noir. «C'est plutôt déconcertant», a-t-il dit.

Dans le contexte «pseudo-politique» actuel, Fulvio Pelli s'est félicité de l'attitude positive qu'a su garder son parti par rapport aux autres forces politiques. «Nous sommes les seuls gardiens et le seul moteur du système suisse», a-t-il martelé.

Excellents bilans

Le PRD est seul à proposer des solutions et à les appliquer, a-t- il ajouté. «Malheureusement, comme le montrent les excellents bilans de nos deux conseillers fédéraux, personne n'en parle et personne ne s'en souvient», a-t-il regretté sous les applaudissements.

Peu avant, Pascal Couchepin et Hans-Rudolf Merz avaient déjà déploré le peu d'intérêt suscité par leurs succès. «En quatre ans, j'ai quand même réduit les dépenses, les impôts et la dette. Ce n'est pas rien», a ainsi relevé le ministre des finances. «Nous sommes trop timides quand il s'agit de mettre nos bilans en avant», a analysé M.Couchepin.

Heure de vérité

Les radicaux sont conscients que «leur heure de vérité est arrivée». Le centre-droit, PRD et PDC réunis, recueille moins de 30% des intentions de vote selon le dernier sondage publié. «Cela doit être un électrochoc pour nous», a souligné le vice-président Léonard Bender.

Il faut que les gens comprennent que le 21 octobre, ce n'est pas le 1er tour des élections au Conseil fédéral ou le choc des civilisations. C'est le moment le plus important de la vie politique fédérale, a-t-il expliqué. «Restituons à ce rendez-vous son sens premier».

Quatre projets pour la Suisse

Pour ce faire, il faut communiquer le programme, les idées et les valeurs radicales-libérales. «Cela demande de la patience et un travail acharné. Mais «avec le temps, toute la Suisse parlera de nos quatre projets pour la Suisse» de l'intelligence, de l'ouverture, de la croissance et de l'équilibre, a estimé Fulvio Pelli.

La journée du parti a d'ailleurs fait la part belle à ce programme. Plusieurs candidats au Conseil national ou des Etats, mais aussi des élus ont présenté différents thèmes.

Ainsi, la Bernoise Christa Markwalder a plaidé pour une scolarité où la performance et les résultats retrouvent leur juste place. La Vaudoise Jacqueline de Quattro a rappelé elle la nécessité d'avoir une armée moderne.

Entre les discours, plusieurs clips électoraux ont été diffusés dont celui des femmes radicales et des jeunes radicaux. Le public a aussi pu évaluer le sens de l'humour des ténors radicaux lors du sketch de l'humoriste Andreas Thiel, connu en Suisse alémanique pour ses satires politiques.

(ats)

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