Actualisé 22.11.2014 à 19:23

France-Suisse

Federer: «C'était mon meilleur match de double»

Associé à un intraitable Stan Wawrinka, samedi dans le 3e match de la finale de Coupe Davis, le Bâlois n'a pas boudé son plaisir d'avoir battu la paire française.

de
Oliver Dufour, Lille
Le bonheur règne dans le camp suisse.

Le bonheur règne dans le camp suisse.

A nouveau très détendus après leur match, remporté sur le score de 6-3 7-5 6-4, les joueurs de l'équipe de Suisse, accompagnés de leur capitaine Severin Lüthi, ont affiché une sérénité à toute épreuve, se permettant plusieurs fois de jouer les plaisantins en pleine conférence de presse. Même lorsque Roger Federer a dû esquiver une énième question à propos de l'état de son dos, il l'a fait avec une fermeté qui n'était pas emprunte d'agacement. «C'est la dernière question à laquelle je vais répondre au sujet de mon dos, a tout de même prévenu le No 2 mondial. Je sais que vous voulez tout connaître à ce sujet, mais j'ai été très honnête et j'en sais autant que vous sur la question. Je me sens très bien actuellement et je suis à 100%..» Après avoir vu la quantité d'énergie dépensée par le Bâlois samedi après-midi dans le double, il est en effet dur de douter de son excellente forme.

De quoi envisager bien plus sereinement que le premier son deuxième simple, dimanche dès 13h dans le stade Pierre-Mauroy de Lille. «Mais rien n'est encore gagné, a rappelé Federer. Mais j'étais très content là-bas sur le court et qu'on soit de retour sur la voie gagnante. Je crois que nous avons exceptionnellement bien joué. Ce double était un très bon test, car il faut constamment jouer le service-volée et rester explosif. Le match d'hier (ndlr: vendredi) était en fait plutôt facile pour mon corps. Je suis donc content de pas avoir ressenti de douleur en arrivant sur le court. J'espère qu'il en sera de même demain et je vais essayer de jouer de mon mieux».

«Ne pas concéder de break, c'était merveilleux»

Avec 67 coups gagnants contre seulement 8 fautes directes, l'équipe helvétique a maîtrisé la partie de bout en bout, malgré quelques alertes dans le 2e set. «Le fait qu'on n'ait concédé aucun break, qu'on ait pu jouer de façon agressive tout du long, c'était merveilleux. C'est sûrement le meilleur double que j'aie joué.» Un constat appuyé par la déclaration de l'un des adversaires tricolores, Richard Gasquet, qui a lâché: «C'est le meilleur double contre lequel j'ai joué».

Le Rhénan a aussi apprécié l'apport du coach australien David Macpherson, qui conseille habituellement les frères Bob et Mike Bryan, meilleur paire de double au monde. «Il nous a été très utile, on a bien discuté. Je suis heureux que Seve l'ait contacté et qu'il ait accepté de venir.» Ce a quoi le capitaine bernois a ajouté. «C'était un gros avantage qu'il connaisse si bien tous les joueurs français. Il a pu nous dire beaucoup de choses une heure avant le match et c'était une très bonne préparation.»

Stan Wawrinka, pour sa part, n'était pas en reste. Le Vaudois a été le joueur le plus constant du duo suisse. «On sait de quoi on est capables, quand on joue bien. On peut battre les meilleurs joueurs. Mais la difficulté réside dans le fait qu'on ne peut pas choisir nous-mêmes quand on joue en double. Il y a un faux-rythme qui s'installe et il faut l'accepter sans pour autant tomber dedans. Lui aussi d'excellente humeur, le No 4 mondial a répondu avec un grand sourire, lorsqu'un journaliste a suggéré qu'au vu de sa forme actuelle, il devait se sentir mieux que la semaine précédente. «C'était le Masters la semaine passée. Avec le top 8 des joueurs mondiaux. Si vous me disiez ça par rapport au tournoi de Shanghai, j'aurais été d'accord. Mais désolé d'avoir seulement atteint les demies au Masters!» Rien, actuellement, ne semble pouvoir perturber le moral des Suisses?

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