Tennis - Gstaad: Federer en a plein le dos
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Tennis - GstaadFederer en a plein le dos

Pour la première fois, le Rhénan s'est épanché sur ses pépins physiques, après son élimination à Gstaad. Il s'est incliné en 8e de finale face à l'Allemand Daniel Brands 6-3 6-4.

par
Grégory Beaud
Gstaad

La rumeur a enflé depuis l'arrivée de Roger Federer dans la station oberlandaise. Sa douleur chronique au dos le ferait souffrir chaque jour un peu plus. Pire, mercredi soir, des voix clamaient son abandon imminent. «Certains dans mon équipe souhaitaient même que je ne joue pas, a admis le principal intéressé après sa déconvenue. Nous avons pris la décision dans l'après-midi de finalement essayer.»

Dans ces conditions, l'élimination de Federer en huitième de finale fait plus ou moins figure d'anecdote. La saison du Bâlois pourrait être perturbée. «Une grave blessure est la dernière chose dont j'ai besoin ­actuellement, a-t-il étayé. La suite, on verra plus tard. Pour l'heure, j'ai besoin de repos.» Autant dire que sa participation au Masters 1000 de Montréal est plus compromise que jamais. «Il me reste du temps pour décider», précise-t-il.

Plus disert sur ses douleurs qu'à l'accoutumée, Roger Federer a détaillé: «J'ai eu des maux avant le tournoi de Rome. Puis, tout a mieux été. J'ai pu jouer à Wimbledon sans souci. Une semaine avant Hambourg, la douleur est revenue. Il s'agit de spasmes musculaires.» Le No 5 mondial a même avoué avoir pris une dose massive d'anti-inflammatoires en Allemagne, pour calmer le mal. A Gstaad, il a tenté de jouer sans rien. «Je suis déjà content d'avoir pu dis­puter la rencontre», a-t-il soufflé.

Face à l'échalas Daniel Brands, le Bâlois a souffert le martyre. Contre un joueur qui a systématiquement touché les lignes, il a été sans cesse mis hors de position. Les rares fois où l'Allemand était à la peine, l'ancien No 1 mondial a multiplié les choix douteux. «Mes problèmes ne doivent rien enlever à son mérite», a tenu à souligner Roger Federer, qui va désormais s'accorder quelques jours de repos.

Trois questions à Daniel Brands (All)

 Vous n'étiez pas passé loin la semaine dernière à Hambourg. Cela vous a-t-il aidé?

Certainement. C'était notre premier affrontement, alors j'ai pu m'habituer à son jeu et me rendre compte de ce que cela fait de défier le meilleur joueur de tous les temps.

Qu'est-ce qui a fait la différence?

Affronter Chiudinelli m'a aidé à me mettre dans le rythme dans ces conditions si particulières. Comme il n'a pas joué de 1er tour, Federer n'avait pas une aussi bonne acclimatation que moi. J'ai tout fait pour ne jamais lui laisser le temps d'entrer dans le match. Les balles fusent tellement, cela bonifie mon jeu.

Des rumeurs parlent d'un Federer blessé?

Ce n'est pas impossible. Mais je n'ai rien remarqué. Il se peut qu'il ne soit pas à son meilleur niveau. Je me suis surtout concentré sur mon jeu.

D. Brands – R. Federer 6-3 6-4

Nervosité. Après un début de match sans souci sur son service, Roger Federer a été breaké au 6e jeu par Daniel Brands. L’Allemand, qui a servi le plomb tout au long de la rencontre, a également su se montrer d’une solidité à toute épreuve sur les cinq balles de break que s’est créées son adversaire. Dès l’entame de la seconde manche, le Munichois a ravi le service d’un ­Roger Federer totalement ­paniqué. Le No 5 mondial a commis quatre (!) erreurs à la volée. Inhabituel. Les coups de boutoir adverses ont fait le reste pour éliminer la tête de série No 1 du tournoi oberlandais.

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