Tennis: Federer en gestion face à l'étrange Benoît Paire

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TennisFederer en gestion face à l'étrange Benoît Paire

Sans briller ni souffrir, Roger Federer a évité le piège tendu par les simagrées du Français (7-5, 6-4, 6-4). Tout n'a pas été parfait. Mais pouvait-il en aller autrement?

par
Mathieu Aeschmann
New York
Roger Federer a survolé son 2e tour jeudi.

Roger Federer a survolé son 2e tour jeudi.

Keystone

Face à Benoît Paire, il faut savoir se satisfaire de deux choses simples: prendre du plaisir (quand tout va bien) et gagner (toujours). Hier, la chaleur et le niveau d'inconstance du Français empêchaient très clairement de se faire plaisir. Roger Federer s'est donc contenté d'assurer l'essentiel: serrer le jeu au bon moment et regarder du coin de l'oeil son adversaire s'autodétruire.

Soyons clairs, on n'a pas vu grand-chose d'extraordinaire sortir, jeudi après-midi de la raquette du «Maître». Mais restons réalistes, c'est le cas de l'immense majorité des matches de l'après-midi tant la chaleur – même un peu moins étouffante ce jeudi – semble glisser une semelle de plomb dans toutes les chaussures.

Un peu lent dans son petit jeu de jambes, Roger Federer a parfois décentré des revers (deux lors du débreak au premier set) et quelques accélérations lui ont étrangement échappé. Mais face à un joueur qui regarde constamment son clan, commente un point sur deux et fait tellement de choix étranges que le match perd tout son rythme, ce n'était pas bien grave.

L'homme aux vingt titres du Grand Chelem s'est donc très souvent contenté de «faire jouer» un coup de plus, tout en essayant de rester concentré. C'est cette rigueur minimaliste qui lui a permis d'arracher le break décisif en fin de premier set (bien aidé par une double faute de Paire, 7-5). Et c'est encore elle qui l'a accompagné au fil des deux sets suivants, tout juste rythmés par les jets de raquettes incessants du Français.

Que faut-il garder de ce deuxième tour triste et terne? La victoire. Pour le reste, Roger Federer peut peut-être se féliciter d'avoir goûté aux joies de l'étrange. Car avec Nick Kyrgios, il retrouvera samedi un autre personnage insaisissable du circuit.

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