Tennis-Open d'Australie: Federer face à l'un des plus gros défis de sa carrière
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Tennis-Open d'AustralieFederer face à l'un des plus gros défis de sa carrière

Le Bâlois s'attaque cette semaine à un tableau miné, avec des affrontements potentiels avec Andy Murray, Rafael Nadal et enfin, si la logique est respectée, Novak Djokovic!

Roger Federer aura fort à faire à Melbourne s'il entend se qualifier pour les derniers tours du tournoi australien.

Roger Federer aura fort à faire à Melbourne s'il entend se qualifier pour les derniers tours du tournoi australien.

C'est comme gravir d'un coup quatre fois l'Alpe d'Huez en sortant de trois étapes de plat: tel est le drôle de défi qui attend Roger Federer cette semaine à Melbourne.

Jo-Wilfried Tsonga lundi soir (09h00 en Suisse), puis Andy Murray, Rafael Nadal et enfin Novak Djokovic ! Jamais Roger Federer ne s'est retrouvé face à un tel défi. S'il le relève, il aura accompli dans cet Open d'Australie 2014 l'exploit le plus fabuleux de sa carrière.

Une petite musique

Si Roger Federer n'était pas Roger Federer, évoquer l'hypothèse d'un tel exploit serait vraiment absurde. Comment un homme qui n'a pas joué une seule des cinq dernières finales d'un tournoi du Grand Chelem pourrait battre Tsonga puis les trois autres membres du «Big Four» en l'espace de six jours ? Roger Federer mesure pleinement l'ampleur de la tâche qui l'attend. Objectivement, il doit bien admettre que ses chances de la mener à bien sont très faibles. Mais il doit entendre aussi dans ses oreilles une petite musique qui lui chante qu'un homme qui a remporté dix-sept tournois du Grand Chelem, qui fut aussi à deux points de gagner le Masters de Shanghaï en 2005 après avoir pourtant joué toute la semaine avec une cheville en vrac, ne peut pas ne pas avoir sa chance...

Après trois succès en trois sets devant des joueurs qui ne sont que des seconds couteaux, l'Australien James Duckworth (ATP 133), le Slovène Blaz Kavcic (ATP 99) et le Russe Teymuraz Gabashvili (ATP 79), Roger Federer entame ses travaux d'hercule contre Jo-Wilfried Tsonga. Le fait de n'avoir pas disputé à Melbourne ce fameux «match de référence» qui fait fantasmer tous les entraîneurs de Ligue 1 ne trouble pas la sérénité de Roger Federer. «Je préfère m'être qualifié de cette manière plutôt que d'avoir eu à livrer une rencontre serrée, explique-t-il. Ces trois matches m'ont été utiles. J'ai joué sous la canicule contre Duckworth, en indoor face à Kavcic et dans le vent devant Gabashvli. Je m'estime prêt. Je joue mieux qu'à Brisbane. Je sers bien et je bouge bien.»

Une «belle»

Jouer avec dans son box le joueur qui fut son idole compte aussi. Lors de ces trois premiers matches, Roger Federer a témoigné d'une extrême application, comme pour ne pas susciter le moindre reproche de la part de son nouveau mentor Stefan Edberg. Le Suédois aura son rôle à jouer pour l'aider à gagner la bataille tactique contre Tsonga. Ce huitième de finale de lundi a les allures d'une «belle» pour les deux hommes. L'an dernier, Federer avait battu le Manceau à Melbourne avant de s'incliner à Roland-Garros. «C'est vrai, Tsonga sait comment me battre.»

Il sait comment le battre mais il est aussi remonté comme une pendule. L'an dernier après Roland-Garros, Jo-Wilfied Tsonga a été blessé au genou. Aujourd'hui, la douleur a disparu. Il a pu conduire la préparation qu'il entendait pour cet Open d'Australie avec la Hopman Cup de Perth, qu'il a gagnée, et une exhibition sur cette même Rod Laver Arena contre... Roger Federer qu'il a perdue. «Je sais ce qui m'attend lundi soir. Lui aussi d'ailleurs. Dès les premiers instants de la partie, il va chercher à m'agresser», explique le Français, qui assure se sentir de mieux en mieux au fil des jours. Roger Federer tient un discours identique. La question de savoir lequel des deux hommes vivra lundi son dernier jour à Melbourne... (ats)

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