Actualisé 24.05.2007 à 19:50

Federer garde la tête froide pour Roland-Garros

Vainqueur dimanche dernier à Hambourg grâce à un succès sur Rafael Nadal en finale, Roger Federer fait plus que jamais figure de favori pour la conquête du titre à Roland-Garros.

"J'aborde évidemment ce tournoi en confiance", a-t-il affirmé lors d'une table ronde organisée jeudi dans un grand hôtel parisien par sa marque de raquette. "Mais j'avais le même état d'esprit les cinq dernières années: j'avais déjà gagné trois fois à Hambourg (2002, 2004 et 2005), et l'an dernier, j'avais disputé deux finales sur terre (Monte-Carlo et Rome)."

Ce succès fêté face à Nadal, qui l'avait battu lors de leurs cinq premiers duels sur la terre ocre, n'a-t-il donc pas changé la donne ? "J'ai forcément l'impression d'avoir trouvé la solution face à lui, rétorquait-il. Il est bon de savoir que je peux le battre sur n'importe quelle surface, et ma confiance a évidemment augmenté. Mais je n'ai gagné qu'un simple match. Je n'ai pas pris l'ascendant psychologique sur lui. J'ai simplement repris le contrôle de mon jeu."

Federer, qui s'était entraîné spécifiquement avec un jeune gaucher français (Jonathan Eysseric) entre les tournois de Monte-Carlo et Rome, a renouvelé l'expérience cette semaine. "Nous avions prévu de nous entraîner pendant trois jours, mais nous nous sommes seulement retrouvés mardi et mercredi. Je voulais un jour de congé supplémentaire, lâchait-il. Je ne jouerai sans doute pas face à un gaucher au premier tour. Et je ne peux pas ne penser qu'à une finale face à Rafael."

Fidèle à son habitude, le quadruple champion de Wimbledon se garde de tout excès de confiance, même si les joueurs susceptibles de troubler sa marche en avant sont peu nombreux. "Je n'ai pas gagné Roland-Garros, mais Hambourg, rappelait-il. Je dois me méfier des premiers tours ici. Les balles sont différentes et, surtout, je n'ai pas joué de match au meilleur des cinq sets depuis l'Open d'Australie."

Le numéro un mondial se refuse également à faire de cette quinzaine celle de la dernière chance. "Ce n'est pas mon dernier Roland-Garros, donc je ne serai pas abattu si je n'enlève pas le titre. J'ai en outre encore de nombreux objectifs cette année. A commencer par Wimbledon, où j'aurai l'occasion d'égaler Bjorn Borg en cas de cinquième titre consécutif", soulignait le maître du jeu, qui n'est toujours pas prêt à échanger un de ses trophées londoniens contre une Coupe des Mousquetaires.

Le Bâlois est par ailleurs revenu sur les journées difficiles qui ont suivi son élimination au 3e tour à Rome face à Filippo Volandri et sa séparation d'avec Tony Roche. "La défaite fut l'élément le plus difficile à encaisser", relevait Federer, qui n'a que moyennement apprécié les interrogations de certains observateurs qui parlaient déjà de crise. "J'avais tout de même joué la finale à Monte-Carlo. Certains en parlaient comme d'un premier tour, et disaient que je ne savais plus jouer. Je suis content de la réponse que j'ai apporté." (si)

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