Tennis - Rome: Federer n'a laissé aucune chance à Berdych

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Tennis - RomeFederer n'a laissé aucune chance à Berdych

En grande forme, le Bâlois a écarté le Tchèque (ATP 5) en deux sets (6-3 6-3). Il affrontera Nadal ou Wawrinka en demi-finale.

Il n'a fallu que 66 minutes à Roger Federer (ATP 2) pour venir à bout 6-3 6-3 de Tomas Berdych (ATP 5) en quart de finale du Masters 1000 de Rome. Le Bâlois, qui n'a jamais encore soulevé le trophée sur le Foro Italico, a fait preuve d'une belle maîtrise pour signer son quatorzième succès en vingt duels face au Tchèque.

Et de la maîtrise, il en fallait justement sur l'ocre romain balayé par le vent. Beaucoup de joueurs auraient en effet connu bien plus de problèmes que Federer s'ils avaient été pareillement lâchés par leur service durant le premier set. Certes, le Maître a remporté 100% des points derrière sa première balle (13/13!), mais il n'en a passé que... 46%. Une faiblesse dont a profité Berdych pour réaliser le premier break de la rencontre (3-2).

Toutefois, fort de son incomparable expérience, Federer a immédiatement recollé, enlevant même les quatre jeux suivants pour cueillir la manche, non sans s'être fait une nouvelle frayeur au moment de conclure. Mené 0-40, le Bâlois a eu la bonne idée de passer trois premiers services pour effacer les balles de break, dont la dernière après un splendide amorti.

A nouveau performant sur son engagement (80%), le no 2 mondial a alors traversé en toute sérénité le second set. Comme s'il avait retrouvé toutes les sensations qui lui avaient permis d'infliger cette année un très sec 6-4 6-0 à ce même Berdych en quart de finale à Indian Wells.

«C'est une victoire qui confirme, comme je le pensais, que je suis sur le bon chemin», estime le Rhénan, à nouveau porté vers l'avant (dix points gagnés au filet sur onze montées). «Mais je ne joue pas de façon plus agressive que, par exemple, à Dubaï ou à Indian Wells. Sur terre, il s'agit de trouver le bon dosage et là, je crois que j'y suis parvenu. Je m'y attendais car, historiquement, j'arrive toujours à mon meilleur tennis sur terre deux ou trois semaines avant Roland-Garros (NDLR: qui débute le 19 mai).»

Stan ou Rafa

S'il entend se hisser jusqu'en finale pour décrocher le seul Masters 1000 avec celui de Monte-Carlo qui échappe à sa collection, Roger Federer devra sortir le grand jeu samedi dans un match forcément particulier pour lui. Quel que soit son adversaire: Rafael Nadal (ATP 7) ou Stan Wawrinka (ATP 9).

Les chiffres le donnent largement favori en cas de dix-huitième derby contre le Vaudois. Il n'empêche que les deux défaites subies par le Bâlois (pour quinze succès) l'ont toutes deux été à Monte-Carlo, sur terre battue donc. Il s'agirait également d'une revanche entre deux hommes qui s'étaient déchirés en novembre lors d'une magnifique, folle et polémique demi-finale du Masters de Londres juste avant de triompher en Coupe Davis. «Il est toujours intéressant pour nous de nous affronter, explique Federer. Nous avons partagé tant de choses sur les courts et en dehors.»

«A moi de réfléchir»

Classique des classiques pendant près d'une décennie, la trente-quatrième édition du duel Federer - Nadal (le Majorquin mène 23-10) serait elle aussi un moment fort de la saison. Les deux immenses rivaux ne se sont plus croisés depuis la demi-finale de l'Open d'Australie 2014 remportée par le gaucher de Manacor voici plus d'un an.

«Rencontrer sur terre Nadal, celui qui bouge le mieux sur cette surface, celui qui a perfectionné le jeu sur cette surface, c'est un défi pour tout le monde. Je pense que s'il passe, il reviendra à ses bases pour m'affronter. A moi, le cas échéant, de réfléchir à comment le contrer.» (ats)

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