Actualisé 28.02.2019 à 18:33

Tennis

Federer peut encore être centenaire cette semaine

Le Bâlois a mis le temps, mais a fini par se défaire de Marton Fucsovics (ATP 35), en quart de finale du tournoi de Dubaï (7-6 6-4).

de
Robin Carrel
Le No 7 mondial a dû trimer.

Le No 7 mondial a dû trimer.

Keystone/AP

Quelques reproches à lui-même, une tête qui s'est quelques fois balancée de droite à gauche de dépit, deux averses en plein désert et autant d'heures passées sur le court Roger Federer s'est qualifié pour les demi-finales du tournoi de Dubaï, mais il n'a pas convaincu face au 35e joueur mondial. Comme depuis le début de la semaine, en somme. Cela suffit toutefois pour continuer sa route vers un hypothétique 100e titre ATP, qu'il pourrait s'offrir samedi.

Le No 7 mondial a connu pas mal de soucis à rentrer dans la partie et surtout à réussir à lire le service du Hongrois. Lors de ses cinq premiers jeux de retour, Federer n'a, en effet, marqué que huit points, dont un bien vilain 23% de réussite sur la première balle adverse. L'apparition de la pluie (!) sur cet émirat arabe n'a rien changé à l'affaire et les deux hommes se sont disputé la manche au tie-break.

Le Bâlois a réussi le premier mini-break, mais le coup droit du 35e joueur mondial a souvent repoussé le «Maître» loin de sa ligne de fond. Fucsovics a failli remporter la mise, mais le Hongrois aurait dû savoir que manquer deux balles de set face à Federer n'était pas une chose à faire. Le Suisse a ainsi cueilli le jeu décisif 8-6.

L'homme aux vingt titres du Grand Chelem a directement capitalisé sur le coup de moins bien adverse et réussi d'entrée le premier break de la partie. Mais, à 27 ans, Fucsovics a déjà pas mal d'expérience et rendu la pareille dans la foulée. Federer a ensuite été sauvé par un challenge sur son service à 3-4, alors que le Hongrois pensait filer vers la manche.

Le suspense a encore gagné en intensité, tout comme la pluie, lors du 9e jeu. Les deux hommes ont alors livré un joli bras de fer au cours duquel le Suisse a fini par faire le break, bien aidé par l'inconstance nouvelle de son adversaire. Sans briller, avec autant d'aces que de double fautes (2), Federer s'est finalement qualifié après près de deux heures d'affrontement, sur sa deuxième opportunité.

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