Actualisé 22.01.2014 à 13:58

Tennis-Open d'AustralieFederer rejoint Wawrinka en demis

En battant Andy Murray, Roger Federer écrit une nouvelle page de l'histoire du tennis suisse. Pour la première fois, deux Suisses se retrouvent en demi-finales d'un Grand Chelem.

L'édition 2014 de l'Open d'Australie fera date. Pour la première fois dans l'histoire, deux Suisses disputeront les demi-finales du simple messieurs d'un tournoi du Grand Chelem.

Roger Federer n'a pas voulu abandonner Stanislas Wawrinka à Melbourne Park. Au lendemain du formidable succès du Vaudois devant le triple tenant du titre Novak Djokovic, le Bâlois a barré la route à Andy Murray, contre lequel il s'est imposé 6-3 6-4 6-7 (6/8) 6-3 pour se hisser pour la onzième année consécutive dans le dernier carré du tournoi. Il affrontera vendredi soir le no 1 mondial Rafael Nadal. La demi-finale du bas du tableau opposera Wawrinka à Tomas Berdych.

Un sursis inespéré

Roger Federer a joué un tennis de rêve jusqu'à l'instant de servir pour le gain de la rencontre à 6-3 6-4 5-4. Contracté, le Bâlois commettait deux fautes directes sur les deux premiers points du jeu avant de perdre pour la première fois de la soirée son engagement alors qu'il n'avait pas concédé la moindre balle de break auparavant. A un millimètre du précipice, Andy Murray a obtenu un sursis inespéré. Il devait tout d'abord le conduire vers un tie-break qu'il gagnait 8/6 après avoir sauvé deux balles de match à 6/4... «Perdre un set de cette manière est douloureux. Mais j'ai déjà vécu de nombreuses fois une telle situation, explique-t-il. Je me disais que j'étais toujours devant au score.»

Mais l'Ecossais est sans doute parti de trop loin pour réussir une huitième fois dans sa carrière à gagner un match en cinq sets après avoir perdu les deux premières manches. Supérieur pratiquement dans tous les compartiments du jeu, Roger Federer retrouvait au milieu du quatrième set le sang froid du prédateur pour reprendre les commandes du match. Il signait le break à 4-3 avant de conclure sur son dixième ace de la soirée après 3h20' de jeu. «J'ai senti que Murray accusait le coup sur le plan physique au quatrième set», souligne-t-il. Comme s'il avait payé au prix fort le gain d'un deuxième jeu long de 19 minutes malgré six balles de break dans la raquette de Federer.

A Edberg aussi de jouer

Roger Federer peut aborder sa demi-finale contre Rafael Nadal avec un réel optimisme. Il l'abordera dans un état de fraîcheur remarquable que n'a pas dû altérer ce set de trop joué contre Murray. Il sait surtout que Rafael Nadal, depuis deux matches, est handicapé par une ampoule à la main gauche qui le gêne énormément au service. Il n'apparaît plus aussi invincible qu'il ne l'est. «Mais qui sait ? Je vais peut-être me prendre des premières balles à 210 km/h en pleine figure..., lâche-t-il. Je mesure pleinement l'ampleur de la tâche. Il est et il sera toujours un joueur contre lequel il est très difficile de jouer.»

A en croire Roger Federer, Stefan Edberg aura un rôle crucial à jouer dans l'avant-match. «A Dubaï en décembre, nous avons parlé du jeu en général et de Rafa en particulier, précise-t-il. Il a une idée précise sur la manière de l'affronter. J'attends maintenant qu'il me donne toutes les pistes.» Le Bâlois rappelle toutefois que Nadal excelle en «night session» à Melbourne. «Il fut remarquable samedi soir contre Monfils, glisse-t-il. Il a toujours l'avantage d'être gaucher. Je n'en ai pas affronté un ici à Melbourne. C'est à moi de faire des ajustements dans mon jeu, pas à lui...» (ats/afp)

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